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	<title>La FFII France </title>
	<link>http://www.ffii.fr/</link>
	<description>La FFII France en 9 questions &amp; r&#233;ponses
La FFII France est une association cr&#233;&#233;e le 31 janvier 2006
https://twitter.com/FFII_fr
Pour nous contacter par email : contact AT ffii.fr
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		<title>La FFII France </title>
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		<title>Les brevets logiciels ou la libre circulation des connaissances</title>
		<link>http://old.ffii.fr/Les-brevets-logiciels-ou-la-libre</link>
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		<dc:date>2006-01-24T19:55:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rald S&#233;drati-Dinet (gibus)</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; [Nous] affirmons que, sous un r&#233;gime caract&#233;ris&#233; par l'h&#233;g&#233;monie du travail immat&#233;riel, l'exploitation ne se r&#233;sume plus &#224; l'extraction de plus-value mesur&#233;e par le temps de travail individuel ou collectif, mais qu'elle est avant tout la capture d'une valeur qui est produite par le travail coop&#233;ratif et qui tend, en circulant au sein de r&#233;seaux sociaux, &#224; devenir valeur commune. [...] Lorsque la communication est le socle de la production, la privatisation limite imm&#233;diatement la cr&#233;ativit&#233; et la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://old.ffii.fr/Analyses-generales" rel="directory"&gt;Analyses g&#233;n&#233;rales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Introduction&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#introduction'&gt;Introduction&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Le logiciel en tant que composition d'objets math&#233;matiques&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#le_logiciel_en_tant_que_composition_d_objets_mathematiques'&gt;Le logiciel en tant que composition d'objets math&#233;matiques&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Le logiciel en tant que sp&#233;cialisation de connaissances abstraites&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#le_logiciel_en_tant_que_specialisation_de_connaissances_abstraites'&gt;Le logiciel en tant que sp&#233;cialisation de connaissances (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Le logiciel en tant qu'&#339;uvre intellectuelle&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#le_logiciel_en_tant_qu_oeuvre_intellectuelle'&gt;Le logiciel en tant qu'&#339;uvre intellectuelle&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Conclusion&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#conclusion'&gt;Conclusion&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; [Nous] affirmons que, sous un r&#233;gime caract&#233;ris&#233; par l'h&#233;g&#233;monie du travail immat&#233;riel, l'exploitation ne se r&#233;sume plus &#224; l'extraction de plus-value mesur&#233;e par le temps de travail individuel ou collectif, mais qu'elle est avant tout la capture d'une valeur qui est produite par le travail coop&#233;ratif et qui tend, en circulant au &lt;br class='autobr' /&gt;
sein de r&#233;seaux sociaux, &#224; devenir valeur commune. [...] Lorsque la communication est le socle de la production, la privatisation limite imm&#233;diatement la cr&#233;ativit&#233; et la productivit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Michael HARDT et Antonio NEGRI, Multitude : guerre et d&#233;mocratie &#224; l'&#226;ge de (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;introduction&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au c&#339;ur de la r&#233;volution informationnelle, se d&#233;roule &#224; propos des brevets logiciels une intense bataille, dont l'enjeu pourrait bien remettre en cause le potentiel d&#233;mocratique dont est porteuse la &#171; soci&#233;t&#233; de l'information &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'ampleur du combat et de ses cons&#233;quences, le sujet des brevets logiciels semble toujours confin&#233; aux sph&#232;res sp&#233;cialis&#233;es dans les deux termes qui le composent : d'une part, les experts en brevets du microcosme juridique et des cabinets en propri&#233;t&#233; industrielle, et d'autre part, la communaut&#233; des informaticiens et techniciens de l'immat&#233;riel. Le d&#233;bat commence tout juste &#224; &#233;merger dans l'espace m&#233;diatique, &#224; soulever des craintes de la part de petites et moyennes entreprises, &#224; r&#233;v&#233;ler ses implications dans &lt;br class='autobr' /&gt;
le champ politique et social ou &#224; &#234;tre pris &#224; bras le corps par les l&#233;gislateurs, notamment dans le cadre d'une directive de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en appr&#233;cier pleinement l'importance, nous proposons ici de nous replonger dans ce qui caract&#233;rise l'&#233;criture de logiciels, afin de mettre en &#233;vidence le danger que ferait peser la brevetabilit&#233; du logiciel sur une soci&#233;t&#233; o&#249; la connaissance devient de plus en &lt;br class='autobr' /&gt;
plus h&#233;g&#233;monique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;le_logiciel_en_tant_que_composition_d_objets_mathematiques&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Le logiciel en tant que composition d'objets math&#233;matiques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;criture de logiciels rel&#232;ve d'une d&#233;composition analytique : on part d'un probl&#232;me exprim&#233; de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale et on le d&#233;compose successivement en sous-syst&#232;mes de plus en plus pr&#233;cis. En affinant ainsi la question g&#233;n&#233;rale que le logiciel est cens&#233; r&#233;soudre, on arrive &#224; la hi&#233;rarchiser selon plusieurs niveaux de fonctionnalit&#233;s de plus en plus abstraites. Et l'on aboutit &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt; &#224; un agencement complexe de concepts et formules math&#233;matiques. De ce fait, tout logiciel est constitu&#233; d'une composition complexe de multiples objets math&#233;matiques &#8212; cette complexit&#233; n'ayant de limites que celles impos&#233;es par l'&#233;tat de l'art des ressources techniques de l'ordinateur ex&#233;cutant le programme. Et tout l'art du programmeur consiste &#224; combiner ces nombreux concepts logiques de mani&#232;re structur&#233;e et harmonieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, revendiquer un brevet sur l'un de ces objets math&#233;matiques reviendrait &#224; demander un monopole, pendant vingt ans et dans une zone g&#233;ographique d&#233;finie, sur l'utilisation, voire la publication, de cette formule math&#233;matique. Si les brevets logiciels venaient &#224; &#234;tre autoris&#233;s en Europe, les auteurs de logiciels devraient donc demander une autorisation &#224; chaque d&#233;tenteur d'un tel brevet pour utiliser ces fonctions math&#233;matiques fondamentales. Mais d'une part, &lt;br class='autobr' /&gt;
le nombre de concepts math&#233;matiques combin&#233;s au sein d'un seul logiciel est gigantesque, aussi il semble difficile d'identifier si chacun d'entre eux est susceptible d'&#234;tre encombr&#233; par un brevet et d'obtenir l'autorisation expresse de tous les d&#233;tenteurs de brevets potentiels. D'autre part, les raisonnements math&#233;matiques &#8212; ou algorithmes &#8212;, dont sont form&#233;s les logiciels, consistent justement &#224; combiner ces concepts de base, &#224; s'appuyer sur eux pour en d&#233;duire &lt;br class='autobr' /&gt;
d'autres concepts. Or, ces briques math&#233;matiques sont si fondamentales qu'&#233;tant donn&#233; la complexit&#233; d'un programme informatique, le fait de ne pas pouvoir librement acc&#233;der &#224; un objet math&#233;matique brevet&#233; peut emp&#234;cher toute cr&#233;ation de logiciel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce point est parfaitement d&#233;crit par le professeur Donald Knuth, auteur d'ouvrages de r&#233;f&#233;rence sur l'algorithmique :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] essayer d'&#233;tablir une distinction entre des algorithmes math&#233;matiques et des algorithmes non math&#233;matiques [...] n'a aucun sens, car tous les algorithmes sont aussi math&#233;matiques que possible. Un algorithme est un concept abstrait sans relation avec &lt;br class='autobr' /&gt;
les lois physiques de l'univers. [...] Le Congr&#232;s a sagement d&#233;cid&#233; il y a longtemps que les objets math&#233;matiques ne pouvaient &#234;tre brevetables. Il est s&#251;r que personne ne pourrait plus faire de math&#233;matiques s'il y avait obligation de payer un droit de licence &lt;br class='autobr' /&gt;
d&#232;s que le th&#233;or&#232;me de Pythagore est utilis&#233;. Les id&#233;es algorithmiques de base que les gens s'empressent aujourd'hui de breveter sont si fondamentales, que la cons&#233;quence menace de ressembler &#224; ce qui pourrait se passer si nous autorisions les &#233;crivains &#224; d&#233;tenir des brevets sur les mots et les concepts. Les romanciers ou les journalistes seraient incapables d'&#233;crire des &lt;br class='autobr' /&gt;
histoires &#224; moins que leur &#233;diteur n'obtienne la permission des propri&#233;taires des mots. Les algorithmes sont exactement &#224; la base des logiciels comme les mots le sont pour les &#233;crits, car ils sont les briques fondamentales n&#233;cessaires pour construire des produits &lt;br class='autobr' /&gt;
int&#233;ressants. Qu'arriverait-il si les avocats pouvaient breveter leurs m&#233;thodes de d&#233;fense, ou si les cours supr&#234;mes de justice pouvaient breveter leurs jurisprudences ?&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Lettre du professeur Donald KNUTH &#224; l'Office des brevets des &#201;tats-Unis, (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les sciences math&#233;matiques, comme l'algorithmique ou l'informatique, n'ont pu progresser que par la confrontation de ces concepts de base, par leur combinaison et leur perfectionnement. Les innovations dans ces domaines sont dites &lt;i&gt;incr&#233;mentales&lt;/i&gt; : chaque nouvelle innovation se base sur celles qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;e. Et ceci n'a pu se faire que par la mise en commun des connaissances fondamentales pour qu'elles &lt;br class='autobr' /&gt;
soient librement accessibles. Les breveter retirerait une connaissance du vivier commun. &lt;strong&gt;Et le brevet logiciel conduirait &#224; ce niveau &#224; une privatisation des connaissances math&#233;matiques.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;le_logiciel_en_tant_que_specialisation_de_connaissances_abstraites&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Le logiciel en tant que sp&#233;cialisation de connaissances abstraites&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous avons vu dans la partie pr&#233;c&#233;dente comment un logiciel se d&#233;composait en une multitude d'objets math&#233;matiques fondamentaux. Mais le niveau d'abstraction atteint, fait que ces objets math&#233;matiques de base peuvent, en sens inverse, se sp&#233;cialiser dans une infinit&#233; d'applications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La repr&#233;sentation informatique d'une donn&#233;e du monde physique r&#233;el est une pure abstraction. Et cette m&#234;me abstraction peut servir &#224; codifier diverses autres donn&#233;es du monde physique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, l'informatisation de m&#233;thodes intellectuelles conduit &#224; les repr&#233;senter par un s&#233;quencement de traitements abstraits, qui peut en retour se concr&#233;tiser dans de multiples autres applications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit exactement de la m&#234;me multitude d'applications d'une abstraction que lorsque l'on apprend aux enfants que le m&#234;me espace math&#233;matique des entiers naturels peut servir &#224; repr&#233;senter aussi bien des pommes, que des voitures, ou des &#233;l&#232;ves, que l'on &lt;br class='autobr' /&gt;
peut compter &#224; l'aide des m&#234;mes op&#233;rateurs alg&#233;briques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour prendre un exemple, la th&#233;orie des graphes, ses repr&#233;sentations informatiques et les algorithmes qui y sont attach&#233;s peuvent trouver une application aussi bien dans l'organisation des entreprises, pour &#233;valuer l'&#233;volution de la demande d'un bien, la variation du nombre de clients d&#233;sireux de recevoir un service ou la gestion de la sur-r&#233;servations pour les compagnies d'aviation ; que dans la conception et le dimensionnement de r&#233;seaux informatiques ou l'analyse de r&#233;seaux sociaux ; ou encore dans le domaine de la &lt;br class='autobr' /&gt;
sant&#233; et de la biologie avec l'&#233;tude de la propagation des &#233;pid&#233;mies ou le s&#233;quen&#231;age du g&#233;nome...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un brevet portant sur un appareil invent&#233; pour l'une ou l'autre de ces applications est tout &#224; fait l&#233;gitime. Les droits qu'il conf&#232;re ne s'&#233;tendent pas au-del&#224; de dispositifs concrets comparables. Mais, &#224; travers le brevet logiciel, la revendication porterait sur tout ce &lt;br class='autobr' /&gt;
qui peut &#234;tre codifi&#233; : les formats de repr&#233;sentation, l'acquisition, la pr&#233;sentation ou le traitement de donn&#233;es, ou les protocoles permettant d'&#233;changer ces donn&#233;es abstraites. On ne peut d&#232;s lors envisager de breveter des fonctions et repr&#233;sentations logicielles, m&#234;me si elles sont utilis&#233;es au sein d'un appareil &lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;di&#233; &#224; une application particuli&#232;re, sans priver de cette innovation logicielle toute autre application o&#249; elles auraient &#233;t&#233; potentiellement utilisables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que l'&#233;tendue d'applications potentielles des abstractions logicielles est incommensurable, les breveter reviendrait &#224; emp&#234;cher une connaissance abstraite de pouvoir &#234;tre librement mise en &#339;uvre dans un domaine d'application pourtant totalement diff&#233;rent de l'espace concurrentiel pour lequel le brevet aurait &lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;t&#233; accord&#233;. &lt;strong&gt;Par cons&#233;quent, le brevet logiciel conduirait sur ce plan &#224; entraver la libre expression des id&#233;es et connaissances.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;le_logiciel_en_tant_qu_oeuvre_intellectuelle&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Le logiciel en tant qu'&#339;uvre intellectuelle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cet obstacle &#224; l'exploitation de connaissances abstraites est particuli&#232;rement dangereux en ce qui concerne le logiciel. En effet, le logiciel rel&#232;ve de la logique. Il met en &#339;uvre de mani&#232;re informatis&#233;e des proc&#233;d&#233;s intellectuels qui pourraient tout aussi bien se d&#233;rouler dans le cerveau humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, on pourrait dire que le logiciel existait bien avant l'av&#232;nement de l'ordinateur. Les calculs et encha&#238;nements logiques r&#233;alis&#233;s par un logiciel ne sont qu'une expansion des m&#234;mes raisonnements relevant de l'intelligence humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la r&#233;volution industrielle a permis &#224; l'homme de se lib&#233;rer de t&#226;ches r&#233;p&#233;titives en les faisant accomplir par des machines d&#233;di&#233;es, la r&#233;volution informationnelle autorise une &#233;tape suppl&#233;mentaire : ex&#233;cuter via un outil g&#233;n&#233;rique et universel &#8212; l'ordinateur &#8212; des raisonnements logiques. Simplement, la rigueur avec laquelle l'ordinateur ex&#233;cute les instructions logiques d&#233;crites par les logiciels permet de s'affranchir des erreurs al&#233;atoires produites par la raison humaine. Et la puissance de &lt;br class='autobr' /&gt;
calcul d&#233;ploy&#233;e de mani&#232;re informatique autorise &#224; r&#233;soudre infiniment plus rapidement des probl&#232;mes se heurtant aux limites du cerveau humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, le logiciel est sa propre description. Le logiciel est un outil informationnel pour manipuler de l'information. Il est par cons&#233;quent le langage dans lequel s'expriment les id&#233;es et connaissances qu'il met en &#339;uvre. Le logiciel est une objectivation de la raison et du langage humains, qui vit &#224; travers la communication de ceux qui comprennent le langage dans lequel il est &#233;crit &#8212; que ce soit un programmeur, un ordinateur g&#233;n&#233;rique, un quelconque appareil informatis&#233; ou un autre logiciel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour reprendre la d&#233;finition de Philippe Aigrain, chercheur scientifique et acteur des politiques europ&#233;ennes, aujourd'hui animateur du mouvement mondial pour les biens communs informationnels :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q&gt;La r&#233;volution informationnelle, c'est ce temps exceptionnel o&#249; des machines qui traitent de l'information, quoi que cette information repr&#233;sente, nous permettent de nous servir de ce traitement comme d'une m&#233;diation pour la cr&#233;ation et le partage de connaissances&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Philippe AIGRAIN, Cause commune : l'information entre bien commun et (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La libre circulation des id&#233;es, &#224; travers le langage, permet de partager des connaissances communes et de cr&#233;er en retour de nouvelles connaissances qui se doivent de rester communes. Les brevets logiciels, en contraignant cette libre circulation des connaissances constitueraient ainsi un v&#233;ritable frein &#224; l'innovation. &lt;strong&gt;Et autoriser la brevetabilit&#233; des logiciels reviendrait en l'esp&#232;ce &#224; laisser entrer dans la sph&#232;re de l'intelligence humaine des m&#233;canismes de contr&#244;le &#233;labor&#233;s pour des objets concrets.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;conclusion&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de cet article, nous n'avons parl&#233; de brevets portant sur le logiciel qu'au conditionnel. En effet, le droit des brevets en Europe est r&#233;gi par la Convention sur le brevet europ&#233;en, r&#233;dig&#233;e &#224; Munich en 1973, qui interdit &#224; juste titre le brevetage de programmes d'ordinateur, tout comme sont exclues les d&#233;couvertes, les th&#233;ories scientifiques, les m&#233;thodes math&#233;matiques ou les cr&#233;ations esth&#233;tiques. Dans le texte, les brevets y sont exclus pour les logiciels &#171; en tant que tels &#187;, i.e. en tant que compositions d'objets math&#233;matiques, en tant que sp&#233;cialisations de connaissances abstraites et en tant qu'&#339;uvres intellectuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, contre la lettre et l'esprit de la loi, l'Office europ&#233;en des brevets a accord&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es des dizaines de milliers de brevets sur des programmes d'ordinateur ou des m&#233;thodes intellectuelles, en d&#233;tournant l'expression &#171; en tant que tels &#187;, pour lui faire dire qu'il existerait une cat&#233;gorie de logiciels qui ne seraient pas &#171; en tant que tels &#187;, ce qui est bien &#233;videmment absurde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les caract&#233;ristiques de non-rivalit&#233; et de non-exclusivit&#233; des logiciels en font des biens publics, au sens &#233;conomique du terme. Il convient donc de ne pas maximiser les exceptions de monopoles sur le &lt;br class='autobr' /&gt;
logiciel si l'on ne veut pas entraver le droit &#224; la concurrence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, compte tenu des implications sur la libre circulation des connaissances qu'entra&#238;nerait une brevetabilit&#233; du logiciel et &#233;tant donn&#233; sa nature abstraite et math&#233;matique, comme nous avons tent&#233; de le mettre ici en &#233;vidence, le l&#233;gislateur se doit de confirmer que les concepts informatiques doivent rester librement accessibles, mais qu'au contraire ce sont les expressions de ces concepts qui doivent permettre &#224; leurs auteurs de b&#233;n&#233;ficier d'une protection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, le droit du copyright s'av&#232;re parfaitement adapt&#233; aux logiciels, ce qui est corrobor&#233; par de nombreux accords juridiques internationaux : Accord relatif aux aspects des droits de propri&#233;t&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Trait&#233; de l'Organisation mondiale de la propri&#233;t&#233; intellectuelle (OMPI) sur le droit d'auteur, Convention de Berne pour la protection des &#339;uvres litt&#233;raires et artistiques ou &lt;br class='autobr' /&gt;
la directive europ&#233;enne 91/250/CEE, du 14 mai 1991, concernant la protection juridique des programmes d'ordinateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;crits sous copyright ont permis aux pens&#233;es de s'exprimer, se confronter et s'enrichir. Il en va de m&#234;me pour les id&#233;es informatiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Michael HARDT et Antonio NEGRI, &lt;i&gt;Multitude : guerre et d&#233;mocratie &#224; l'&#226;ge de l'Empire&lt;/i&gt;, &#201;ditions La D&#233;couverte, Paris, 2004, p. 141, 220.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://wiki.ffii.fr/wakka.php?wiki=LettreDeDonaldKnuth&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Lettre du professeur Donald KNUTH &#224; l'Office des brevets des &#201;tats-Unis, f&#233;vrier 1994&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Philippe AIGRAIN, &lt;i&gt;Cause commune : l'information entre bien commun et propri&#233;t&#233;&lt;/i&gt;, &#201;ditions Fayard, Paris, 2005, p. 43.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Brevets logiciels et brevets litt&#233;raires</title>
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		<dc:creator>G&#233;rald S&#233;drati-Dinet (gibus)</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le 6 juillet 2005, le Parlement europ&#233;en votera sur la question vitale d'autoriser ou non des brevets couvrant le logiciel &#8212; une politique qui imposerait des restrictions &#224; chaque utilisateur d'informatique et plongerait les d&#233;veloppeurs de logiciels dans la confusion. &lt;br class='autobr' /&gt;
De nombreux responsables politiques pourraient voter aveugl&#233;ment, n'&#233;tant pas programmeurs, ils ne comprennent pas bien ce que font les brevets logiciels. Ils pensent souvent que les brevets logiciels sont similaires au droit (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://old.ffii.fr/Analyses-generales" rel="directory"&gt;Analyses g&#233;n&#233;rales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 6 juillet 2005, le Parlement europ&#233;en votera sur la question vitale d'autoriser ou non des brevets couvrant le logiciel &#8212; une politique qui imposerait des restrictions &#224; chaque utilisateur d'informatique et plongerait les d&#233;veloppeurs de logiciels dans la confusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux responsables politiques pourraient voter aveugl&#233;ment, n'&#233;tant pas programmeurs, ils ne comprennent pas bien ce que font les brevets logiciels. Ils pensent souvent que les brevets logiciels sont similaires au droit d'auteur, &#224; quelques d&#233;tails pr&#232;s &#8212; ce qui n'est pas le cas. Par exemple, lorsque Richard Stallman avait demand&#233; publiquement &#224; Patrick Devedjian, alors ministre de l'industrie, comment la France voterait sur la question des brevets logiciels, Devedjian avait r&#233;pondu en d&#233;fendant passionn&#233;ment le droit d'auteur, louant le r&#244;le jou&#233; par Victor Hugo dans l'adoption de ce droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui imaginent des effets comme ceux occasionn&#233;s par le droit d'auteur ne peuvent saisir les v&#233;ritables r&#233;percussions des brevets logiciels. On peut illustrer la diff&#233;rence en prenant Victor Hugo comme exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un roman et un programme informatique complexe ont certains points en commun : ils sont tous deux de taille importante et mettent en &#339;uvre de nombreuses id&#233;es. Poursuivons l'analogie et supposons qu'au XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, le droit des brevets se soit appliqu&#233; aux romans ; supposons que des &#201;tats tels que la France aient permis le brevetage des id&#233;es litt&#233;raires. Comment cela aurait-il affect&#233; les &#233;crits de Victor Hugo ? Quelles seraient les cons&#233;quences des brevets litt&#233;raires en comparaison avec celles du droit d'auteur sur la litt&#233;rature ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consid&#233;rons le roman &#171; Les Mis&#233;rables &#187; dont Hugo est l'auteur. Puisqu'il en est l'auteur, les droits d'auteur n'appartenaient qu'&#224; lui &#8212; et &#224; personne d'autre. Il n'avait pas &#224; craindre qu'un inconnu ne le poursuive en justice pour contrefa&#231;on au droit d'auteur, ni que ce dernier ne gagne le proc&#232;s. Cela &#233;tait impossible parce que le droit d'auteur ne couvre que les d&#233;tails de la paternit&#233; d'une &#339;uvre et ne restreint que la copie. Hugo n'avait pas copi&#233; &#171; Les Mis&#233;rables &#187;, il ne courait donc aucun danger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les brevets fonctionnent diff&#233;remment. Les brevets couvrent des id&#233;es ; chaque brevet est un monopole sur l'utilisation d'une id&#233;e, qui est d&#233;crite dans le brevet lui-m&#234;me. Voici un exemple d'un brevet litt&#233;raire hypoth&#233;tique :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Revendication 1 : proc&#233;d&#233; de communication caract&#233;ris&#233; par l'introduction dans l'esprit d'un lecteur du concept d'un personnage ayant &#233;t&#233; en prison durant une longue p&#233;riode de temps, si bien qu'il se sent aigri contre la soci&#233;t&#233; et le genre humain.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Revendication 2 : proc&#233;d&#233; de communication selon la revendication 1, caract&#233;ris&#233; en ce que ledit personnage trouve une r&#233;demption morale &#224; travers la bont&#233; d'un autre personnage.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Revendication 3 : proc&#233;d&#233; de communication selon les revendications 1 et 2, caract&#233;ris&#233; en ce qu'il consiste &#224; changer le nom dudit personnage au long du r&#233;cit.
&lt;/blockquote&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Si un tel brevet avait exist&#233; en 1862 lorsque &#171; Les Mis&#233;rables &#187; ont &#233;t&#233; publi&#233;s, le roman aurait enfreint chacune de ces trois revendications, puisque toutes ces choses arrivent &#224; Jean Valjean au cours du roman. Victor Hugo aurait pu &#234;tre poursuivi en justice et aurait perdu si cela s'&#233;tait pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consid&#233;rons maintenant cet autre brevet litt&#233;raire hypoth&#233;tique :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Revendication 1 : proc&#233;d&#233; de communication caract&#233;ris&#233; par l'introduction dans l'esprit d'un lecteur du concept d'un personnage ayant &#233;t&#233; en prison durant une longue p&#233;riode de temps et ayant chang&#233; de nom par la suite.
&lt;/blockquote&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les Mis&#233;rables &#187; auraient &#233;galement enfreint ce brevet-ci, parce que cette description correspond aussi &#224; l'histoire de la vie de Jean Valjean. Et voici encore un autre brevet hypoth&#233;tique :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Revendication 1 : proc&#233;d&#233; de communication caract&#233;ris&#233; par l'introduction dans l'esprit d'un lecteur du concept d'un personnage trouvant une r&#233;demption morale et ayant chang&#233; de nom par la suite.
&lt;/blockquote&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Jean Valjean aurait &#233;galement enfreint ce brevet-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trois brevets auraient tous couvert l'histoire d'un personnage de roman. Ils se recouvrent en partie mais ils ne sont pas strictement identiques, si bien qu'ils auraient pu &#234;tre tous valides en m&#234;me temps ; et les trois d&#233;tenteurs de ces brevets auraient tous pu poursuivre Victor Hugo. Chacun d'entre eux aurait pu interdire la&lt;br class='autobr' /&gt;
publication des &#171; Mis&#233;rables &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le roman aurait pu &#233;galement enfreindre ce brevet,&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Revendication 1 : proc&#233;d&#233; de communication caract&#233;ris&#233; par l'introduction dans l'esprit d'un lecteur du concept d'un personnage dont le pr&#233;nom se retrouve dans la derni&#232;re syllabe de son nom de famille.
&lt;/blockquote&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&#224; travers le nom de &#171; Jean Valjean &#187;, mais au moins, ce brevet-ci aurait &#233;t&#233; facile &#224; &#233;viter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait penser que ces id&#233;es sont si simples qu'aucun office de brevets ne les aurait accept&#233;es. Nous, les programmeurs, sommes souvent stup&#233;fi&#233;s par la simplicit&#233; des id&#233;es couvertes par des brevets logiciels bien r&#233;els &#8212; par exemple, l'Office europ&#233;en des brevets a accord&#233; un brevet sur la barre de progression et un autre sur le fait d'accepter un paiement via une carte de cr&#233;dit. On pourrait rire de ces brevets s'ils n'&#233;taient pas si dangereux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres caract&#233;ristiques des &#171; Mis&#233;rables &#187; auraient pu &#234;tre confront&#233;es &#224; des brevets. Par exemple, il aurait pu exister un brevet sur une description romanc&#233;e de la Bataille de Waterloo ou sur l'emploi de l'argot parisien dans une fiction. Deux proc&#232;s de plus. En fait, il n'existe aucune limite au nombre de brevets distincts qui auraient pu s'appliquer pour poursuivre l'auteur d'un ouvrage comme &#171; Les Mis&#233;rables &#187;. Tous les d&#233;tenteurs de brevets auraient pr&#233;tendu qu'ils m&#233;ritaient une r&#233;compense pour le progr&#232;s litt&#233;raire qu'auraient repr&#233;sent&#233; leurs id&#233;es brevet&#233;es. Mais ces obstacles n'auraient favoris&#233; aucun progr&#232;s dans la litt&#233;rature, ils n'auraient fait que l'emp&#234;cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, un brevet tr&#232;s large aurait rendu toutes ces questions hors de propos. Imaginons des brevets avec des revendications aussi larges que celles-ci :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Proc&#233;d&#233; de communication caract&#233;ris&#233; en ce que le r&#233;cit court sur de nombreuses pages.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Structure de narration semblant parfois tenir de la fugue, voire de l'improvisation.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Intrigue s'articulant autour de l'affrontement de quelques personnages se tendant des pi&#232;ges tour &#224; tour.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; R&#233;cit d&#233;crivant plusieurs couches de la soci&#233;t&#233;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; R&#233;cit d&#233;montant les rouages de la conspiration.
&lt;/blockquote&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Qui auraient &#233;t&#233; les d&#233;tenteurs de ces brevets ? On peut imaginer d'autres romanciers, peut-&#234;tre Dumas ou Balzac, qui auraient &#233;crit de tels romans &#8212; mais pas forc&#233;ment. On n'est pas forc&#233; d'&#233;crire un programme pour breveter une id&#233;e logicielle. Aussi, si nos hypoth&#233;tiques brevets litt&#233;raires suivent le syst&#232;me de brevets r&#233;el, les d&#233;tenteurs de ces brevets n'auraient pas &#233;t&#233; oblig&#233;s d'&#233;crire des romans, ni des histoires, ni quoi que ce soit &#8212; &#224; part des demandes de brevets. Les parasites des brevets, ces entreprises qui ne produisent rien d'autres que des menaces et des proc&#232;s, gagnent de plus en plus d'importance de nos jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ces brevets tr&#232;s larges, Victor Hugo n'aurait pas commenc&#233; &#224; se poser la question de savoir si des brevets pouvaient lui valoir des poursuites pour avoir utilis&#233; le personnage de Jean Valjean, parce qu'il n'aurait tout simplement m&#234;me pas envisag&#233; d'&#233;crire un roman de ce type.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette analogie peut aider ceux qui ne sont pas programmeurs &#224; se rendre compte de ce que font les brevets logiciels. Les brevets logiciels couvrent des fonctionnalit&#233;s, telles que d&#233;finir des abr&#233;viations dans un &#233;diteur de texte, ou recalculer selon l'ordre naturel dans un tableur. Les brevets couvrent les algorithmes que les programmes ont besoin d'utiliser. Les brevets couvrent les caract&#233;ristiques de formats de fichiers, comme les nouveaux formats de Microsoft pour les fichiers Word. Le format vid&#233;o MPEG 2 est couvert par 39 brevets diff&#233;rents d&#233;pos&#233;s aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout comme un roman pourrait enfreindre &#224; lui seul plusieurs brevets litt&#233;raires diff&#233;rents, un seul programme peut enfreindre de nombreux brevets logiciels diff&#233;rents. Une &#233;tude de 2004 sur Linux, le noyau du syst&#232;me d'exploitation GNU/Linux, a d&#233;couvert qu'il enfreignait pas moins de 283 brevets logiciels diff&#233;rents d&#233;pos&#233;s aux &#201;tats-Unis. C'est-&#224;-dire que chacun de ces 283 diff&#233;rents brevets couvre un proc&#233;d&#233; de calcul que l'on peut trouver quelque part dans les milliers de pages du code source de Linux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte de la directive approuv&#233; par le Conseil des ministres autorise clairement les brevets couvrant des techniques logicielles. (Voir &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/lettres/cons0406/text/index.fr.html&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://swpat.ffii.org/lettres/cons0...&lt;/a&gt;.) Ses partisans pr&#233;tendent que l'exigence que les brevets pr&#233;sentent un &#171; caract&#232;re technique &#187; va exclure les brevets logiciels. Mais ce n'est pas le cas. Il est facile de d&#233;crire un programme d'ordinateur de mani&#232;re &#171; technique &#187; : la Chambre de recours de l'Office europ&#233;en des brevets, concernant un brevet d&#233;pos&#233; par Hitachi sur une m&#233;thode d'ench&#232;res en ligne, &#233;crivait (Affaire T 0258/03 ; &lt;a href=&#034;http://legal.european-patent-office.org/dg3/pdf/t030258ex1.pdf&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://legal.european-patent-office...&lt;/a&gt;) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
La Chambre de recours est consciente que son interpr&#233;tation relativement large du terme &#171; invention &#187; dans l'article 52 (1) CBE inclura des activit&#233;s qui sont si famili&#232;res que leur aspect technique tend &#224; &#234;tre sous-estim&#233;, comme l'acte d'&#233;crire en utilisant du papier et un crayon.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;N'importe quel logiciel fonctionnel peut &#234;tre &#171; charg&#233; et ex&#233;cut&#233; sur un appareil programmable &#187; afin de remplir sa t&#226;che, ce qui est le crit&#232;re de l'article 5.2 de la directive selon le Conseil, pour permettre &#224; des brevets d'interdire m&#234;me la publication de programmes &#8212; voir &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/papers/europarl0309/cons0401/tab/index.fr.html&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://swpat.ffii.org/papers/europa...&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le moyen d'emp&#234;cher les brevets logiciels de saccager le d&#233;veloppement de logiciels est simple : ne pas les autoriser. En premi&#232;re lecture, le Parlement europ&#233;en a adopt&#233; en 2003 les amendements n&#233;cessaires pour exclure les brevets logiciels, mais le Conseil des ministres a renvers&#233; la d&#233;cision. Les citoyens de l'Union europ&#233;enne devraient t&#233;l&#233;phoner &#224; leurs d&#233;put&#233;s sans tarder, en leur demandant express&#233;ment de soutenir la pr&#233;c&#233;dente d&#233;cision du Parlement et d'adopter des amendements similaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Copyright 2005 : Richard Stallman, exemples et traduction fran&#231;aise : G&#233;rald S&#233;drati-Dinet La reproduction exacte et la distribution int&#233;grale de cet article sont autoris&#233;es dans le monde entier sans redevance et sur tous supports pourvu que la pr&#233;sente notice soit pr&#233;serv&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/online/comment/story/0,12449,1510566,00.html" class="spip_out"&gt;Artcile original publi&#233; dans le Guardian&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qu'est-ce que le logiciel a de si sp&#233;cial ?</title>
		<link>http://old.ffii.fr/Qu-est-ce-que-le-logiciel-a-de-si-special</link>
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		<dc:creator>G&#233;rald S&#233;drati-Dinet (gibus)</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Tant la nature &#233;conomique qu'&#233;pist&#233;mologique du logiciel soul&#232;vent des questions qui lui sont propres et qui rendent les brevets logiciels tout &#224; fait inappropri&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
La nature &#233;conomique du logiciel comprend des caract&#233;ristiques qui n'existent dans aucune des industries traditionnelles : Le logiciel est de la pure information : il peut &#234;tre publi&#233; sur Internet avec des co&#251;ts de distribution marginaux nuls. Un logiciel d&#233;velopp&#233; par un seul programmeur (par ex. le noyau du syst&#232;me d'exploitation Linux, le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://old.ffii.fr/Analyses-generales" rel="directory"&gt;Analyses g&#233;n&#233;rales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tant la nature &#233;conomique qu'&#233;pist&#233;mologique du logiciel soul&#232;vent des questions qui lui sont propres et qui rendent les brevets logiciels tout &#224; fait inappropri&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La nature &#233;conomique du logiciel comprend des caract&#233;ristiques qui n'existent dans aucune des industries traditionnelles :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Le logiciel est de la pure information : il peut &#234;tre publi&#233; sur Internet avec des co&#251;ts de distribution marginaux nuls.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Un logiciel d&#233;velopp&#233; par un seul programmeur (par ex. le noyau du syst&#232;me d'exploitation Linux, le navigateur web Konqueror) ou un groupe d'amis (par ex. le serveur web, le format de compression de musique Ogg Vorbis) peut concurrencer un logiciel &#233;quivalent d&#233;velopp&#233; par des entreprises multinationales comme Microsoft, Thomson Multim&#233;dia ou Netscape (par ex. Windows, Internet Explorer, iPlanet, MP3).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Des effets de r&#233;seau grandement multidimensionnels : de multiples questions d'interop&#233;rabilit&#233; accompagnent le logiciel, ce qui g&#233;n&#232;re des effets de r&#233;seau bien plus fort que dans tout autre domaine.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Les deux premi&#232;res caract&#233;ristiques expliquent pourquoi l'innovation logicielle provient de d&#233;veloppeurs individuels et de tr&#232;s petits &#233;diteurs informatiques bas&#233;s sur Internet. Cela justifie des mesures de protection pour ces deux groupes. La derni&#232;re caract&#233;ristique est un argument pour de plus fortes mesures de protection de la concurrence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nature &#233;pist&#233;mologique du logiciel est tout aussi criante :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Le logiciel est de la logique, une hi&#233;rarchie de fonctions abstraites. Avant que n'existe l'ordinateur, le logiciel existait d&#233;j&#224;. Les experts en droit des brevets ont pris soin de ne pas autoriser le brevetage des aspects logiques inh&#233;rents &#224; tous les appareils, tel que les &#171; instructions op&#233;ratoires &#187;. Avec l'av&#232;nement de l'ordinateur, ces aspects logiques se sont &#233;mancip&#233;s des appareils et des &#234;tres humains qui les manipulaient.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le logiciel est &#233;quivalent &#224; la raison humaine et au langage humain. Il consiste &#224; d&#233;crire une s&#233;rie d'&#233;tapes pour manipuler des donn&#233;es (de l'information abstraite). Les algorithmes d&#233;crivent tous un raisonnement humain. Lorsque l'on parle un langage logique (Loglan/Lojban), le discours humain devient conforme au principe de la machine de Turing. Les programmes informatiques &#233;quivalent &#224; des preuves math&#233;matiques et sont valid&#233;s par des moyens logiques plut&#244;t que par des exp&#233;rimentations physiques.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La valeur des id&#233;es logicielles r&#233;side dans leur &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/papers/ist-tamai98/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;abstraction&lt;/a&gt;. Les innovations informatiques ing&#233;nieuses, telles que la &lt;a href=&#034;https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Algorithme_de_Karmarkar&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;m&#233;thode du point int&#233;rieur de Karmarkar&lt;/a&gt;, sont extr&#234;mement g&#233;n&#233;rales, conduisant &#224; des brevets couvrant une &#233;tendue incommensurable d'applications. Des id&#233;es logicielles moins abstraites ont tendance &#224; &#234;tre triviales et &#233;tendues, et ce ph&#233;nom&#232;ne ne d&#233;pend pas significativement de la mani&#232;re dont les offices de brevets appliquent strictement les r&#232;gles de &#171; nouveaut&#233; &#187; et de &#171; non-&#233;vidence &#187;. En outre, le caract&#232;re abstrait rend la recherche de nouveaut&#233; quasi impossible.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le logiciel est r&#233;flexif &#8212; il est sa propre description : il peut &#234;tre auto-g&#233;n&#233;r&#233; sans intervention humaine, il peut se dupliquer lui-m&#234;me exactement comme une forme de vie consciente, il peut se coordonner lui-m&#234;me avec d'autres logiciels exactement comme une forme de vie sociale. Il est une objectivation de l'intelligence humaine et vit &#224; travers la communication de ceux qui comprennent le langage dans lequel il est &#233;crit. De nombreuses entreprises informatiques ont des noms tels que &#171; Active Knowledge &#187; (Connaissance en action), &#171; Thinking Objects &#187; (Objets pensants) et d'autres termes inspir&#233;s de l'&#171; intelligence artificielle &#187;, ce qui r&#233;v&#232;le que le logiciel fonctionne de plus en plus comme le cerveau au sein de notre organisation sociale et prend ainsi en charge des fonction qui &#233;taient auparavant d&#233;volues &#224; l'intelligence humaine, voire la loi, comme le montre de mani&#232;re convaincante le livre du professeur Lessig &#171; Code is Law &#187; (Le code, c'est la loi).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le logiciel est une cr&#233;ation intellectuelle, voire de l'art. Il existe autant de fa&#231;ons d'impl&#233;menter une fonctionnalit&#233; brevet&#233;e qu'il n'y en a d'appliquer aux cr&#233;ations ou aux symphonies des algorithmes tels que la modulation chromatique ou la musique dod&#233;caphonique. Les programmes sont m&#234;me souvent plus complexes et sensibles que les cr&#233;ations symphoniques. La difficult&#233; ne r&#233;side g&#233;n&#233;ralement pas &#224; &#233;laborer des algorithmes appropri&#233;s (des briques) mais &#224; construire un assemblage harmonieux, une hi&#233;rarchie &#224; plusieurs niveaux de fonctionnalit&#233;s avec un nombre infini de possibilit&#233;s exigeant du talent et de l'imagination. Le droit d'auteur est en cons&#233;quence au moins aussi appropri&#233; aux logiciels qu'il ne l'est aux dessins industriels, aux articles scientifiques, aux manuels d'utilisation, aux morceaux de musique et &#224; la plupart des autres genres de cr&#233;ations intellectuelles pour lesquelles il est utilis&#233;. M&#234;me des cr&#233;ations artistiques comme les &#339;uvres multim&#233;dia ou les jeux contiennent de la programmation logicielle. En outre, des po&#232;mes &#233;crit en langage logique ont une valeur esth&#233;tique particuli&#232;rement &#233;lev&#233;e, et m&#234;me de purs langages de programmation comme Perl sont parfois utilis&#233;s pour de la po&#233;sie.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Ces caract&#233;ristiques m&#233;ritent beaucoup d'attention d'un point de vue juridique. Elles exigent de prendre en consid&#233;ration avec un grand soin la signification d'une infraction et d'une complicit&#233; d'infraction par l'utilisation d'un ou de plusieurs logiciels. Plus encore, elle rendent n&#233;cessaire la d&#233;finition d'une limite claire au syst&#232;me des brevets de mani&#232;re &#224; ne pas laisser de vulgaires m&#233;canismes de contr&#244;le, &#233;labor&#233;s pour des objets mat&#233;riels, entrer dans la sph&#232;re de l'intelligence humaine. Certains &#233;crivains comme le D&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;r&lt;/sup&gt;. Kiesewetter-K&#246;binger, examinateur &#224; l'Office allemand des brevets, ont par cons&#233;quent &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/events/2001/bundestag/kiesew/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;avanc&#233;&lt;/a&gt; que les brevets logiciels constituaient une faille radicale dans les valeurs fondamentales de notre civilisation et une attaque contre les doctrines centrales de la constitution allemande, depuis l'article 1 (&#171; On ne peut attenter &#224; la dignit&#233; de l'&#234;tre humain &#187;) et l'article 2 (principe d'&#233;galit&#233;) jusqu'&#224; la libert&#233; d'expression, la libert&#233; d'&#233;tablir des contrats et l'exigence que la propri&#233;t&#233; intellectuelle, qui dans le cas du logiciel r&#233;side dans l'assemblage, soit prot&#233;g&#233;e et non expropri&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www2.ati.es/novatica/2001/154/up2-6Smets.pdf" class="spip_out"&gt;Extrait de &#171; Software Patentability with Compensatory Regulation : a Cost Evaluation &#187;, Jean-Paul Smets et Hartmut Pilch, publi&#233; dans Upgrade Magazine, vol II, issue no. 6, d&#233;cembre 2001&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Droit d'auteur contre brevet</title>
		<link>http://old.ffii.fr/Droit-d-auteur-contre-brevet</link>
		<guid isPermaLink="true">http://old.ffii.fr/Droit-d-auteur-contre-brevet</guid>
		<dc:date>2005-05-14T14:23:20Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rald S&#233;drati-Dinet (gibus)</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La plupart des gens croient que les brevets logiciels se rapportent au logiciel. La plupart croient &#233;galement que les brevets logiciels sont destin&#233;s aux d&#233;veloppeurs informatiques qui d&#233;sirent prot&#233;ger leur logiciel du plagiat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces deux id&#233;es re&#231;ues sont assez fausses. Les brevets logiciels sont octroy&#233;s &#224; des personnes qui ne d&#233;veloppent et ne publient pas forc&#233;ment des logiciels. De plus, les brevets logiciels ne prot&#232;gent pas les auteurs de logiciels contre l'imitation &lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;bat dialectique entre (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://old.ffii.fr/Analyses-generales" rel="directory"&gt;Analyses g&#233;n&#233;rales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La plupart des gens croient que les brevets logiciels se rapportent au logiciel. La plupart croient &#233;galement que les brevets logiciels sont destin&#233;s aux d&#233;veloppeurs informatiques qui d&#233;sirent prot&#233;ger leur logiciel du plagiat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux id&#233;es re&#231;ues sont assez fausses. Les brevets logiciels sont octroy&#233;s &#224; des personnes qui ne d&#233;veloppent et ne publient pas forc&#233;ment des logiciels. De plus, les brevets logiciels ne prot&#232;gent pas les auteurs de logiciels contre l'imitation&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le chapitre 3 du rapport du Conseil G&#233;n&#233;ral des Mines donne une explication (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;bat dialectique entre droit d'auteur et brevets sur les logiciels n'est pas une question de savoir si le programmeur doit avoir le droit de contr&#244;ler l'utilisation de sa r&#233;alisation intellectuelle mais il s'agit de savoir o&#249; r&#233;side cette r&#233;alisation &#8212; dans les fonctionnalit&#233;s ou dans leur composition cr&#233;ative au sein d'une &#339;uvre complexe &#8212; et comment elle peut &#234;tre prot&#233;g&#233;e de telle mani&#232;re que la protection ne s'an&#233;antisse pas elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, ce que le lecteur est en train de lire est une composition textuelle de concepts, tels que des encha&#238;nements argumentaires ou des figures de rh&#233;torique. Le gros des efforts est all&#233; &#224; la fois dans l'&#233;laboration de ces concepts et dans leur combinaison au sein d'une &#339;uvre structur&#233;e. Le droit d'auteur prot&#232;ge la combinaison originale de concepts qui d&#233;finit cette &#339;uvre : par la pr&#233;sente, nous donnons au lecteur la permission de produire des copies verbatim de cet article mais nous interdisons le plagiat ou la r&#233;utilisation de parties de cet article sans autorisation. Le droit d'auteur ne prot&#232;ge cependant pas les concepts plus ou moins innovants sur lesquels se base cet article ; les lecteurs sont libres d'&#233;crire des articles originaux bas&#233; sur les m&#234;mes encha&#238;nements argumentaires ou les m&#234;mes figures de rh&#233;torique. Le principal argument pour ne pas octroyer de monopole sur les concepts ou les id&#233;es dans nos soci&#233;t&#233; est d'encourager la cr&#233;ation. Le droit d'auteur deviendrait en fait assez inutile si les auteurs devaient demander la permission &#224; des centaines de d&#233;tenteurs de concepts &#224; chaque fois qu'ils voudraient cr&#233;er et publier une &#339;uvre originale. La protection des id&#233;es et des concepts ne fonctionnerait alors que comme une barri&#232;re &#224; la cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout comme cet article, un programme informatique est &#233;galement une composition textuelle de concepts. Au lieu d'encha&#238;nements argumentaires et de figures de style, les programmes informatiques reposent sur des fonctionnalit&#233;s logiques. Le droit d'auteur sur le logiciel prot&#232;ge la combinaison originale de fonctionnalit&#233;s logiques mais pas les fonctionnalit&#233;s logiques elles-m&#234;mes. Les partisans des brevets logiciels sugg&#232;rent&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Ceci est r&#233;guli&#232;rement sugg&#233;r&#233; non seulement par les avocats des brevets mais (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; que l'&#233;laboration d'une fonctionnalit&#233; est la partie importante d'un programme informatique, le reste ne consistant principalement qu'en du simple &#171; codage &#187;. Les opposants aux brevets logiciels avancent au contraire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='En informatique, &#171; la r&#233;invention est une pratique courante &#187;, car concevoir (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; que les fonctionnalit&#233;s logiques ont tendance &#224; &#234;tre assez simples &#224; &#233;laborer, alors qu'un programmeur d&#233;pense le gros de son talent et de sa sueur &#224; marier ces fonctionnalit&#233;s logiques dans un ensemble harmonieux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Cette derni&#232;re opinion est partag&#233;e et explicit&#233;e en d&#233;tail par la d&#233;cision de (...)' id='nh2-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans un cas comme dans l'autre, assujettir le logiciel &#224; la fois au moyen de brevets et de droits d'auteur permet au moindre r&#233;sultat de barrer la route au meilleur, risquant par l&#224; d'&#233;touffer l'innovation au lieu de la favoriser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.upgrade-cepis.org/issues/2001/6/up2-6Smets.pdf" class="spip_out"&gt;Extrait de &#171; Software Patentability with Compensatory Regulation : a Cost Evaluation &#187;, Jean-Paul Smets et Hartmut Pilch, publi&#233; dans Upgrade Magazine, vol II, issue no. 6, d&#233;cembre 2001&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le chapitre 3 du rapport du &lt;a href=&#034;http://www.pro-innovation.org/rapport_brevet/brevets_plan-en.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Conseil G&#233;n&#233;ral des Mines&lt;/a&gt; donne une explication de cette caract&#233;ristique des brevets logiciels.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ceci est r&#233;guli&#232;rement sugg&#233;r&#233; non seulement par les avocats des brevets mais &#233;galement par certains repr&#233;sentants de la recherche universitaire informatique, comme le pr&#233;sident de la &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/players/giev/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Gesellschaft f&#252;r Informatik allemande, &#171; Software-Engineering &#187; und Patente&lt;/a&gt; et son coll&#232;gue le professeur Endres, ainsi que par des personnes qui ont transform&#233; les projets de recherche universitaire en soci&#233;t&#233;s priv&#233;es de cession de licence de brevets logiciels.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En informatique, &#171; la r&#233;invention est une pratique courante &#187;, car concevoir un algorithme est habituellement plus facile que d'analyser le travail de quelqu'un d'autre &#8212; l'&lt;a href=&#034;http://lpf.ai.mit.edu/Patents/AgainstSP/asp-toc.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;argument&lt;/a&gt; est que le brevet pr&#244;ne une &#171; exag&#233;ration de l'invention &#187;. Un ancien architecte syst&#232;me de Microsoft et actuellement consultant informatique gourou &lt;a href=&#034;http://joelonsoftware.com/stories/storyReader$17&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;exhorte les investisseurs&lt;/a&gt; &#224; se d&#233;barrasser de l'id&#233;e re&#231;ue de &#171; fabriquer le meilleur pi&#232;ge &#224; rats &#187; : la cl&#233; de la r&#233;ussite dans le monde informatique n'est pas de mettre la main sur de grandes id&#233;es mais de mettre en place une &#233;quipe de programmeurs talentueux qui sauront eux-m&#234;mes comment &#171; convertir le capital en logiciel qui marche &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-4' class='spip_note' title='Notes 2-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cette derni&#232;re opinion est partag&#233;e et explicit&#233;e en d&#233;tail par la d&#233;cision de 1990 de la Cour supr&#234;me f&#233;d&#233;rale allemande concernant l'affaire &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/papers/bgh1-bs90/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Betriebssystem&lt;/a&gt; (Syst&#232;me d'exploitation), qui stipule &#233;galement que les syst&#232;mes d'exploitation ne sont pas des inventions techniques, parce qu'ils font usage d'&#233;quipements physiques connus dans une infrastructure de principes logiques qui est d&#233;j&#224; pr&#233;d&#233;finie par ces &#233;quipements.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les brevets logiciels en Europe : une courte introduction</title>
		<link>http://old.ffii.fr/Les-brevets-logiciels-en-Europe</link>
		<guid isPermaLink="true">http://old.ffii.fr/Les-brevets-logiciels-en-Europe</guid>
		<dc:date>2005-04-10T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rald S&#233;drati-Dinet (gibus), Rene Paul Mages (ramix)</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apprenez en 20 minutes les tenants et aboutissants de la bataille en cours &#224; Bruxelles sur les brevets logiciels. L'essentiel du d&#233;bat r&#233;side dans quelques points tr&#232;s simples. Lorsque vous en aurez pris connaissance, vous serez &#224; m&#234;me d'&#233;crire des articles bien inform&#233;s sur un drame politique aux vastes cons&#233;quences. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi tant de tapage autour des brevets logiciels ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Un brevet est un droit pour avoir un monopole sur une invention. Un inventeur potentiel indique la port&#233;e des activit&#233;s (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://old.ffii.fr/Analyses-generales" rel="directory"&gt;Analyses g&#233;n&#233;rales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apprenez en 20 minutes les tenants et aboutissants de la bataille en cours &#224; Bruxelles sur les brevets logiciels. L'essentiel du d&#233;bat r&#233;side dans quelques points tr&#232;s simples. Lorsque vous en aurez pris connaissance, vous serez &#224; m&#234;me d'&#233;crire des articles bien inform&#233;s sur un drame politique aux vastes cons&#233;quences.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Pourquoi tant de tapage autour des brevets logiciels ?&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#pourquoi_tant_de_tapage_autour_des_brevets_logiciels'&gt;Pourquoi tant de tapage autour des brevets logiciels (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Les programmes d'ordinateurs du point de vue du Syst&#232;me de brevets&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#les_programmes_d_ordinateurs_du_point_de_vue_du_systeme_de_brevets'&gt;Les programmes d'ordinateurs du point de vue du Syst&#232;me de (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;2000 : tentative avort&#233;e d'amender l'article 52 de la CBE&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#2000_tentative_avortee_d_amender_l_article_52_de_la_cbe'&gt;2000 : tentative avort&#233;e d'amender l'article 52 de la (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;2003 : tentative vaine de tromper le Parlement&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#2003_tentative_vaine_de_tromper_le_parlement'&gt;2003 : tentative vaine de tromper le Parlement&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;2004 : le Conseil sous le contr&#244;le chancelant de l'establishment des brevets&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#2004_le_conseil_sous_le_controle_chancelant_de_l_establishment_des_brevets'&gt;2004 : le Conseil sous le contr&#244;le chancelant de l'establishment (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;La Pologne et les Pays-Bas ne soutiennent pas le projet de directive&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#la_pologne_et_les_pays_bas_ne_soutiennent_pas_le_projet_de_directive'&gt;La Pologne et les Pays-Bas ne soutiennent pas le projet de (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;2005 : directive rejet&#233;e en seconde lecture au Parlement europ&#233;en&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#2005_directive_rejetee_en_seconde_lecture_au_parlement_europeen'&gt;2005 : directive rejet&#233;e en seconde lecture au Parlement (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;pourquoi_tant_de_tapage_autour_des_brevets_logiciels&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Pourquoi tant de tapage autour des brevets logiciels ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un &lt;i&gt;brevet&lt;/i&gt; est un droit pour avoir un monopole sur une invention. Un inventeur potentiel indique la port&#233;e des activit&#233;s desquelles il veut exclure ses confr&#232;res (les revendications) et la soumet &#224; l'Office des brevets, qui &#233;value si ces revendications d&#233;peignent une &lt;i&gt;invention&lt;/i&gt; au sens de la loi et si l'invention est correctement r&#233;v&#233;l&#233;e et applicable industriellement (examen formel). Certains offices des brevets examineront par ailleurs si l'invention est nouvelle et non-&#233;vidente (examen substantiel). Si l'application passe avec succ&#232;s ces examens, l'Office des brevets accorde au demandeur le droit exclusif de produire et commercialiser son invention pendant une p&#233;riode de 20 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La programmation est comparable &#224; l'&#233;criture de symphonies. Quand un programmeur &#233;crit un logiciel, il combine des milliers d'id&#233;es (des algorithmes ou des r&#232;gles de calcul) qui constituent une &#339;uvre sous droits d'auteur. G&#233;n&#233;ralement, certaines des id&#233;es dans l'&#339;uvre du programmeur seront nouvelles et non-&#233;videntes selon les normes (&lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/swpat/stidi/frili/index.en.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;intrins&#232;quement de bas niveau&lt;/a&gt;) du syst&#232;me de brevets. Lorsqu'un bon nombre de ces nouvelles id&#233;es est brevet&#233;, il devient &lt;a href=&#034;http://webshop.ffii.org/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;impossible d'&#233;crire un logiciel&lt;/a&gt; sans enfreindre des brevets. Les auteurs de logiciel sont de ce fait priv&#233;s des avantages conf&#233;r&#233;s par leurs droits d'auteur ; ils vivent sous la menace permanente &lt;a href=&#034;http://www.forbes.com/asap/2002/0624/044.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;d'un chantage de la part des d&#233;tenteurs de larges portefeuilles de brevets&lt;/a&gt;. En cons&#233;quence, moins de logiciels sont &#233;crits et peu de nouvelles id&#233;es apparaissent.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;les_programmes_d_ordinateurs_du_point_de_vue_du_systeme_de_brevets&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Les programmes d'ordinateurs du point de vue du Syst&#232;me de brevets&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En Europe, ce qui est brevetable et ce qui ne l'est pas est d'ores et d&#233;j&#224; d&#233;fini par la Convention sur le brevet europ&#233;en de 1973. Dans son article 52, la Convention stipule que les m&#233;thodes math&#233;matiques, les m&#233;thodes dans l'exercice d'activit&#233;s intellectuelles ou dans le domaine des activit&#233;s &#233;conomiques, les programmes d'ordinateurs, les pr&#233;sentations d'informations, etc. ne sont pas des inventions au sens du droit des brevets. Il y a une raison logique &#224; cela : dans la tradition du droit, les brevets ont toujours port&#233; sur des applications concr&#232;tes des sciences naturelles (inventions techniques), tandis que les brevets logiciels couvrent des id&#233;es abstraites. Lorsque les brevets s'appliquent au logiciel, le r&#233;sultat est tel qu'au lieu de breveter un pi&#232;ge &#224; rats sp&#233;cifique, vous brevetez tous les &#171; moyens d'attraper des mammif&#232;res &#187; (ou, pour un exemple concret, tout moyen d'attraper des donn&#233;es dans un environnement d'&#233;mulation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1986, l'Office europ&#233;en des brevets (OEB) a commenc&#233; &#224; accorder des brevets &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/swpat/papiers/epo-t840208/index.en.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;portant sur des programmes d'ordinateur&lt;/a&gt;, mais pr&#233;sent&#233;s comme des &lt;i&gt;revendications de proc&#233;d&#233;s&lt;/i&gt;, typiquement formul&#233;s de la mani&#232;re suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q&gt;1. proc&#233;d&#233; [utilisant un &#233;quipement informatique g&#233;n&#233;rique], caract&#233;ris&#233; par...&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les brevets accord&#233;s ainsi &#233;taient consid&#233;r&#233;s comme hypoth&#233;tiques, car les programmes en tant que tels, lorsqu'ils sont distribu&#233;s sur un support magn&#233;tique ou via Internet, ne forment pas de proc&#233;d&#233; et ne sont donc pas consid&#233;r&#233;s comme des inventions. Pour r&#233;soudre cette ambigu&#239;t&#233;, l'Office europ&#233;en des brevets a fait le dernier pas vers la brevetabilit&#233; du logiciel pur en 1998 en &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/swpat/papiers/epo-t971173/index.fr.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;accordant&lt;/a&gt; des &lt;i&gt;revendications de programmes&lt;/i&gt;, i.e. des revendications formul&#233;es comme ceci :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q&gt;2. un programme d'ordinateur, caract&#233;ris&#233; par [le fait qu'au moyen de ce programme, le proc&#233;d&#233; selon la revendication 1 puisse &#234;tre ex&#233;cut&#233;].&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;2000_tentative_avortee_d_amender_l_article_52_de_la_cbe&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;2000 : tentative avort&#233;e d'amender l'article 52 de la CBE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avant de franchir cette &#233;tape fondamentale, l'OEB s'&#233;tait assur&#233; en 1997 que ses plans visant &#224; r&#233;crire le droit recevaient l'approbation des acteurs cl&#233;s du syst&#232;me europ&#233;en des brevets, que nous nommerons dans cet article &#171; l'establishment europ&#233;en des brevets &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; les administrateurs des offices des brevets des &#201;tats membres, si&#233;geant au Conseil d'administration de l'OEB ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les avocats en brevets de grandes entreprises, si&#233;geant au &#171; Comit&#233; consultatif permanent de l'Office europ&#233;en des brevets &#187; (SACEPO en anglais) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les administrateurs des brevets de la Commission europ&#233;enne, au sein de l'Unit&#233; de la Propri&#233;t&#233; industrielle &#224; la Direction g&#233;n&#233;rale pour le March&#233; int&#233;rieur, &#224; l'&#233;poque dirig&#233;e par le Commissaire Mario Monti.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, l'OEB a accord&#233; plus de 30 000 brevets logiciels purs, en anticipation d'une nouvelle l&#233;gislation ; et ce nombre s'est r&#233;cemment accru &#224; un taux de 3 000 par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart de ces brevets sont &#233;tendus, triviaux et peu diff&#233;rents du genre de brevets autoris&#233;s par les Offices des USA ou du Japon. En fait, ces trois offices de brevets ont fond&#233; en mai 2000 un &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/swpat/acteurs/useujp/index.de.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&#171; Standard trilat&#233;ral &#187;&lt;/a&gt; commun pour accorder de tels brevets, d&#233;sign&#233;s par le nouveau terme &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/swpat/papiers/epo-tws-app6/index.en.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&#171; inventions mises en &#339;uvre par ordinateurs &#187;&lt;/a&gt;. Ensuite, afin d'adoucir les critiques s'intensifiant en Europe, le lobby des brevets a commenc&#233; &#224; mettre l'accent sur les diff&#233;rences dans le traitement des &#171; m&#233;thodes mises en &#339;uvre par ordinateur &#187;. Cependant, m&#234;me ces diff&#233;rences sont &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/swpat/papiers/eubsa-swpat0202/tech/index.fr.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;insignifiantes&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ao&#251;t 2000, l'Organisation europ&#233;enne des brevets, i.e. l'organisation intergouvernementale qui dirige l'Office europ&#233;en des brevets, &lt;strong&gt;a essay&#233; de supprimer toutes les exceptions &#233;num&#233;r&#233;es &#224; l'article 52 de la Convention sur le brevet europ&#233;en&lt;/strong&gt;. Mais cette tentative a &#233;chou&#233;, suite &#224; une r&#233;sistance publique qui n'&#233;tait apparemment pas pr&#233;vue.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;2003_tentative_vaine_de_tromper_le_parlement&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;2003 : tentative vaine de tromper le Parlement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 2002, la Direction du March&#233; int&#233;rieur de la Commission europ&#233;enne (dirig&#233;e par le successeur de Monti, Frits Bolkestein) a soumis la &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/swpat/papiers/eubsa-swpat0202/index.fr.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;proposition de directive 2002/0047&lt;/a&gt; sur &#171; la brevetabilit&#233; des inventions mises en &#339;uvre par ordinateur &#187;. Les objectifs annonc&#233;s de cette directive &#233;taient l'harmonisation des lois des &#201;tats membres et la clarification de quelques d&#233;tails dans le but d'emp&#234;cher les exc&#232;s de l'OEB. Cependant, en y regardant de plus pr&#232;s, il est devenu clair que la proposition de la Commission &#233;tait con&#231;ue pour &lt;strong&gt;codifier la brevetabilit&#233; illimit&#233;e pratiqu&#233;e par l'OEB&lt;/strong&gt;, &#224; une exception pr&#232;s : elle n'autorisait pas les revendications de programmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 24 septembre 2003, le Parlement europ&#233;en tout entier (en s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re) &lt;i&gt;a vot&#233;&lt;/i&gt; pour &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/swpat/papiers/europarl0309/index.fr.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;incorporer un ensemble d'amendements &#224; la directive&lt;/a&gt; permettant d'accomplir les objectifs que l'on avait proclam&#233; vouloir atteindre : clarifier et r&#233;affirmer la non brevetabilit&#233; des programmes d'ordinateur et des m&#233;thodes affaires et confirmer la libert&#233; de publication et d'interop&#233;rabilit&#233;. Cet ensemble d'amendements s'appuyait sur toute une ann&#233;e de travail aux commissions parlementaires &#224; la Culture et &#224; l'Industrie. Cependant, la directive relevait de la comp&#233;tence de la commission &#224; la Justice (JURI), contr&#244;l&#233;e par des eurod&#233;put&#233;s ayant d'&#233;troites affinit&#233;s avec l'establishment des brevets. La commission JURI a ignor&#233; les propositions des autres commissions et a propos&#233; un ensemble de &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/swpat/journal/03/juri0617/index.fr.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;fausses limites &#224; la brevetabilit&#233;&lt;/a&gt;, dans une tentative visant &#224; tromper l'assembl&#233;e pl&#233;ni&#232;re. Un raz-de-mar&#233;e de l'opinion publique, impliquant des centaines de milliers de professionnels et de scientifiques du secteur informatique, en grande partie coordonn&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.ffii.fr/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;la FFII&lt;/a&gt;, a contribu&#233; &#224; renforcer la r&#233;solution du Parlement &#224; voter pour de r&#233;elles limites &#224; la brevetabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;2004_le_conseil_sous_le_controle_chancelant_de_l_establishment_des_brevets&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;2004 : le Conseil sous le contr&#244;le chancelant de l'establishment des brevets&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Selon &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/swpat/papiers/eubsa-swpat0202/decid/index.fr.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;la proc&#233;dure de Cod&#233;cision&lt;/a&gt; en vigueur dans l'Union europ&#233;enne, la proposition amend&#233;e fut ensuite examin&#233;e par le Conseil des ministres. Au sein du Conseil, le &#171; Groupe de travail sur la Propri&#233;t&#233; intellectuelle (Brevets) &#187; en a la responsabilit&#233;. Ce groupe se compose exactement des m&#234;mes membres que le Conseil d'administration de l'Office europ&#233;en des brevets : des administrateurs de brevets des gouvernements nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s plusieurs mois de n&#233;gociations secr&#232;tes, le &#171; Groupe de travail &#187; a produit &lt;a href='http://old.ffii.fr/Conseil-de-l-UE-2004-Proposition-sur-les-brevets-logiciels' class='spip_in'&gt;un document de compromis&lt;/a&gt; qui &lt;strong&gt;&#233;liminait les amendements du Parlement qui instauraient des limites &#224; la brevetabilit&#233;, r&#233;introduisait la proposition initiale de la Commission mais en y ajoutant l'acceptation de revendications de programmes&lt;/strong&gt; (article 5(2)), interdisait toute exception d'interop&#233;rabilit&#233; dans le droits des brevets (consid&#233;rant 17) et r&#233;ins&#233;rait les fausses limites de la commission JURI (article 4bis). Ce qui a donn&#233; la proposition la plus extr&#233;miste jusqu'alors, laissant le moins de chances de compromis. L'acc&#232;s &#224; ce document a &#233;t&#233; refus&#233; jusqu'&#224; la toute derni&#232;re minute &#171; en raison de la nature sensible des n&#233;gociations et de l'absence d'int&#233;r&#234;t public sup&#233;rieur. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 mai 2004, le Conseil a approuv&#233; le texte du Groupe de travail par une courte majorit&#233;, en d&#233;pit des d&#233;clarations d'intentions d'un certain nombre de pays, pr&#234;ts &#224; suivre l'Allemagne en promettant de voter contre le texte. Dans cette session, l'Allemagne a pr&#233;tendu se satisfaire d'un amendement d&#233;nu&#233; de sens ; les Pays-Bas ont soutenu le document tout en admettant qu'il pourrait &#234;tre probl&#233;matique ; et le Commissaire Frits Bolkestein a ins&#233;r&#233; un amendement &#224; l'article 4 qui, a-t-il d&#233;clar&#233;, rendait clairement le logiciel non brevetable. Mais la formulation de cet amendement ne faisait en fait que r&#233;affirmer une terminologie trompeuse, alors que Bolkestein a oubli&#233; de mentionner que &lt;strong&gt;l'article 5 (2), en autorisant les revendications de programmes, affirmait exactement l'inverse et sans ambigu&#239;t&#233; possible&lt;/strong&gt;. &#192; la conf&#233;rence de presse qui a suivi le vote du Conseil, Bolkestein n'a pas r&#233;ussi &#224; donner un seul exemple de logiciel qui n e serait pas brevetable si l'on se conformait la proposition. Le vote du Conseil &#233;tait &#233;galement frappant par &lt;a href=&#034;http://kwiki.ffii.org/ConsVideo0405En&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;la mani&#232;re avec laquelle la pr&#233;sidence irlandaise a ardemment pouss&#233; le Danemark &#224; donner ses voix&lt;/a&gt;, gr&#226;ce auxquelles la courte majorit&#233; a &#233;t&#233; atteinte.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;la_pologne_et_les_pays_bas_ne_soutiennent_pas_le_projet_de_directive&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;La Pologne et les Pays-Bas ne soutiennent pas le projet de directive&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme tout autre accord intergouvernemental, les d&#233;cisions de Conseil doivent &#234;tre ratifi&#233;es lors d'une seconde &#233;tape. Dans le vocabulaire du Conseil, &#171; l'accord politique &#187; du 18 mai 2004 devait &#234;tre &#171; adopt&#233; &#187; pour devenir une &#171; position commune &#187; du Conseil. La date pour que ceci soit accompli est vite devenue incertaine. Peu apr&#232;s la session du Conseil, le gouvernement polonais a &lt;a href=&#034;http://wiki.ffii.org/Pietras040520En&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;expliqu&#233;&lt;/a&gt; que la Pologne ne soutenait pas la proposition. Le parlement n&#233;erlandais &lt;a href=&#034;http://wiki.ffii.org/NlMot040701En&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;a vot&#233;&lt;/a&gt; une motion discr&#233;ditant son gouvernement, qui affirmait que ce dernier avait &lt;a href='http://old.ffii.fr/Le-parlement-neerlandais-oblige-le' class='spip_in'&gt;d&#233;sinform&#233; le parlement&lt;/a&gt; et demandait au gouvernement de retirer son soutien au texte du Conseil. De m&#234;me, en Allemagne, tous les partis du parlement on vot&#233; une &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/papers/europarl0309/bundestag0411/index.en.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;motion&lt;/a&gt; critiquant le texte du Conseil et demandant des modifications &#171; dans l'esprit de la premi&#232;re lecture du Parlement europ&#233;en &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre 2004, le r&#232;glement du Conseil a chang&#233; avec l'entr&#233;e en vigueur du Trait&#233; de Nice et les pond&#233;rations pour la majorit&#233; qualifi&#233;es ont &#233;volu&#233;. La Pologne a &lt;a href='http://old.ffii.fr/La-Pologne-ne-soutient-pas-la-proposition-actuelle-de-la-directive-europeenne-sur-les-brevets-logiciels' class='spip_in'&gt;r&#233;affirm&#233;&lt;/a&gt; son opposition au texte du Conseil, ce qui entra&#238;nait que le texte ne b&#233;n&#233;ficiait plus de majorit&#233; qualifi&#233;e des &#201;tats membres. Pourtant, la pr&#233;sidence n&#233;erlandaise du Conseil a insist&#233; pour qu'il soit adopt&#233; malgr&#233; tout, sans recompte des voix, arguant qu'historiquement, les accords politiques &#233;taient toujours adopt&#233;s et que si ce n'&#233;tait pas le cas cette fois-ci, cela cr&#233;erait un pr&#233;c&#233;dent ind&#233;sirable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 21 d&#233;cembre 2004, la pr&#233;sidence n&#233;erlandaise a mis &#224; l'ordre du jour l'accord politique p&#233;rim&#233; afin qu'il soit adopt&#233; sans vote lors d'un Conseil sur l'Agriculture et la P&#234;che. L'apparition surprise du ministre polonais de la science et de l'informatisation a &lt;a href='http://old.ffii.fr/La-decision-concernant-la' class='spip_in'&gt;emp&#234;ch&#233;&lt;/a&gt; cette adoption. Une tentative similaire au d&#233;but du mois de f&#233;vrier 2005 par la pr&#233;sidence luxembourgeoise a &#233;galement &#233;t&#233; retard&#233;e &#224; la demande de la Pologne. Cependant, le gouvernement polonais n'a pas r&#233;ussi a demand&#233; officiellement un recompte des votes &#8212; reclassement en &#171; point B &#187;. Au lieu de &#231;a, les Polonais ont vot&#233; une &lt;a href=&#034;http://register.consilium.eu.int/pdf/fr/04/st16/st16120-ad02.fr04.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;d&#233;claration unilat&#233;rale&lt;/a&gt; ferme contre le texte du Conseil et support&#233; une demande du Parlement europ&#233;en de red&#233;marrer la proc&#233;dure. Normalement, la Commission europ&#233;enne est suppos&#233;e se conformer &#224; de telles requ&#234;tes en pr&#233;sentant au Parlement une nouvelle proposition de directive. Cependant, la Commission a cette fois-ci &lt;a href='http://old.ffii.fr/La-Commission-ne-redemarrera-pas' class='spip_in'&gt;refus&#233;&lt;/a&gt; sans donner d'explication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours plus tard, &#224; la &lt;a href='http://old.ffii.fr/La-presidence-du-Conseil-adopte-l' class='spip_in'&gt;r&#233;union du Conseil du 7 mars 2005&lt;/a&gt;, la pr&#233;sidence luxembourgeoise a d&#233;clar&#233; que l'accord politique &#233;tait adopt&#233;, en d&#233;pit de demandes de ren&#233;gociations que la Pr&#233;sidence a avou&#233; avoir re&#231;ues du Danemark, de la Pologne et du Portugal. Normalement, selon le propre r&#232;glement int&#233;rieur du Conseil, de telles requ&#234;tes conduisent &#224; des discussions (reclassement d'un &#171; point A &#187; en &#171; point B &#187;. La mani&#232;re dont le Conseil s'est arrang&#233; pour adopter l'accord reste encore &#224; &#233;claircir. L'explication la plus probable est que le ministre danois, Bendt Bentsen, n'a pas vraiment demander de ren&#233;gociation mais a jouer un r&#244;le selon le script &#233;labor&#233; la veille avec la Pr&#233;sidence luxembourgeoise. Cette com&#233;die &#233;tait n&#233;cessaire car le ministre danois &#233;tait &lt;a href='http://old.ffii.fr/Le-parlement-danois-enjoint-son-ministre-a-renegocier-les-brevets-logiciels-au-Conseil' class='spip_in'&gt;contraint par des instructions de son parlement&lt;/a&gt; de demander une ren&#233;gociation. Le ministre n&#233;erlandais, &lt;a href=&#034;http://wiki.ffii.org/LaurensJanBrinkhorstEn&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Laurens Jan Brinkhorst&lt;/a&gt;, &#233;tait &#233;galement forc&#233; par son parlement de soutenir toute demande de ren&#233;gociation. Lorsque Brinkhorst est intervenu lors de la &#171; session publique &#187; du Conseil, on a &#233;teint les micros. Nous ne savons donc pas ce qu'il a dit.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;2005_directive_rejetee_en_seconde_lecture_au_parlement_europeen&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;2005 : directive rejet&#233;e en seconde lecture au Parlement europ&#233;en&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but avril 2005, le Parlement europ&#233;en a d&#233;cid&#233; de mener une seconde lecture sur la base de la &#171; position peu commune &#187; du Conseil, puisque c'est ainsi que d&#233;sormais on la d&#233;signe famili&#232;rement. Des eurod&#233;put&#233;s de tous les bords de l'&#233;chiquier politique ont &lt;a href='http://old.ffii.fr/Le-Parlement-europeen-depose-de' class='spip_in'&gt;d&#233;pos&#233; des amendements&lt;/a&gt; ayant pour effet principal de laisser la porte ouverte aux tribunaux qui souhaitent emp&#234;cher les pires catastrophes d'arriver. N&#233;anmoins, s'ils avaient &#233;t&#233; accept&#233;s, cela aurait &#233;t&#233; consid&#233;r&#233; comme une victoire &#233;tant donn&#233; l'&#233;norme pression insistant pour donner un blanc seing &#224; une brevetabilit&#233; illimit&#233;e. Les partisans des brevets logiciels au Parlement europ&#233;en, craignant cette issue, ont pr&#233;f&#233;r&#233; &lt;a href='http://old.ffii.fr/Le-lobby-des-brevets-appelle-a-un' class='spip_in'&gt;rassembler une majorit&#233; d'eurod&#233;put&#233;s qui voteraient un rejet&lt;/a&gt; de la &#171; position peu commune &#187; du Conseil, avant m&#234;me qu'un quelconque amendement ne soit vot&#233;. Finalement, le 6 juillet 2005, le Parlement europ&#233;en a donc d&#233;cid&#233; &#224; la quasi unanimit&#233; de &lt;a href='http://old.ffii.fr/Le-Parlement-europeen-dit-NON-aux-brevets-logiciels' class='spip_in'&gt;rejeter la directive &#171; brevets logiciels &#187;&lt;/a&gt;. Ce rejet a &#233;t&#233; per&#231;u comme un &#171; non &#187; clair &#224; de mauvaises propositions de directive ainsi qu'aux proc&#233;dures douteuses qui ont entach&#233; le parcours l&#233;gislatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les brevets logiciels sont donc toujours exclus du droit des brevets en Europe. Cependant, l'Office europ&#233;en des brevets continue d'en accorder. Et ce dernier n'a pas renonc&#233; &#224; l&#233;gitimer la brevetabilit&#233; du logiciel, via une &lt;a href='http://old.ffii.fr/Accord-sur-le-reglement-des' class='spip_in'&gt;r&#233;forme du syst&#232;me des litiges concernant les brevets (EPLA)&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.ffii.org/Software_Patents_in_Europe%3A_A_Short_Overview" class="spip_out"&gt;Article original en anglais&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Boucliers communs contre les brevets logiciels</title>
		<link>http://old.ffii.fr/Boucliers-communs-contre-les</link>
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		<dc:date>2005-04-08T11:56:20Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Thibault Gironnay (cabugs)</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Construire un portefeuille de brevets est une option difficilement r&#233;alisable pour la d&#233;fense de la communaut&#233; du logiciel libre/opensource. Cependant cette communaut&#233; a une certaine chance d'utiliser l'&#233;tat de l'art &#224; son avantage, particuli&#232;rement si elle le fait de mani&#232;re efficace et r&#233;alise le potentiel d'ins&#233;curit&#233; juridique inh&#233;rent au syst&#232;me des brevets logiciels. Une publication d&#233;fensive, comme cela a &#233;t&#233; propos&#233; dans des initiatives comme celle du Foresight Institute, appara&#238;t cependant &#234;tre une (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://old.ffii.fr/Analyses-generales" rel="directory"&gt;Analyses g&#233;n&#233;rales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Construire un portefeuille de brevets est une option difficilement r&#233;alisable pour la d&#233;fense de la communaut&#233; du logiciel libre/opensource. Cependant cette communaut&#233; a une certaine chance d'utiliser l'&#233;tat de l'art &#224; son avantage, particuli&#232;rement si elle le fait de mani&#232;re efficace et r&#233;alise le potentiel d'ins&#233;curit&#233; juridique inh&#233;rent au syst&#232;me des brevets logiciels. Une publication d&#233;fensive, comme cela a &#233;t&#233; propos&#233; dans des initiatives comme celle du Foresight Institute, appara&#238;t cependant &#234;tre une approche incroyablement idiote. La t&#226;che la plus urgente en ce moment &#8212; printemps 2001 &#8212; est de sauvegarder toutes les archives CVS et toutes les listes de diffusion dans lesquelles des id&#233;es li&#233;es aux logiciels sont d&#233;velopp&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Peu d'espoirs dans une strat&#233;gie d'utilisation d&#233;fensive des brevets&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#peu_d_espoirs_dans_une_strategie_d_utilisation_defensive_des_brevets'&gt;Peu d'espoirs dans une strat&#233;gie d'utilisation d&#233;fensive des (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;De bons espoirs dans la guerre de l'&#233;tat de l'art&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#de_bons_espoirs_dans_la_guerre_de_l_etat_de_l_art'&gt;De bons espoirs dans la guerre de l'&#233;tat de l'art&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;&#171; Publication d&#233;fensive &#187;, non merci !&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#publication_defensive_non_merci'&gt;&#171; Publication d&#233;fensive &#187;, non merci !&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Le d&#233;veloppement de l'horodatage du logiciel propri&#233;taire aide aussi&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#le_developpement_de_l_horodatage_du_logiciel_proprietaire_aide_aussi'&gt;Le d&#233;veloppement de l'horodatage du logiciel propri&#233;taire aide (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Qu'est-ce qui doit &#234;tre fait ?&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#qu_est_ce_qui_doit_etre_fait'&gt;Qu'est-ce qui doit &#234;tre fait ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Lectures suppl&#233;mentaires&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#lectures_supplementaires'&gt;Lectures suppl&#233;mentaires&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;peu_d_espoirs_dans_une_strategie_d_utilisation_defensive_des_brevets&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Peu d'espoirs dans une strat&#233;gie d'utilisation d&#233;fensive des brevets &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Obtenir et maintenir des brevets co&#251;te cher :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;co&#251;t de motivation&lt;/strong&gt; : Les d&#233;veloppeurs trouvent de nouvelles id&#233;es tous les jours et ne sont habituellement pas motiv&#233;s pour faire ce travail fastidieux qui est d'appliquer ces id&#233;es en en tirant des brevets. Ils veulent d&#233;velopper des produits et non des brevets et n'appr&#233;cient en g&#233;n&#233;ral pas du tout de breveter, pour diff&#233;rentes raisons. M&#234;me si les lois leur garantissent un partage des revenus provenant de ces brevets, ce n'est habituellement pas une motivation suffisante. Les grosses compagnies comme Siemens, IBM ou SAP ont donc mis en place des commissions d'experts en application des brevets et de grosses primes pour les d&#233;veloppeurs afin de surmonter ce probl&#232;me et fournir des motivations suffisantes pour d&#233;velopper les brevets.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;co&#251;t d'obtention&lt;/strong&gt; : D'apr&#232;s les chiffres de l'OEB, un brevet europ&#233;en co&#251;te en moyenne 30 000 &#8364; en taxes, sachant qu'il n'est valable que 10 ans et qu'il n'est pas transcrit dans toutes les langues europ&#233;ennes. Les prix des honoraires des avocats en brevets sont plus &#233;lev&#233;s et souvent calcul&#233;s sur une base de 300 &#8364; par heure.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;co&#251;t d'entretien&lt;/strong&gt; : M&#234;me une simple action en justice contre une personne enfreignant un brevet ou un adversaire co&#251;tera plus de 100 000 &#8364; en honoraires. Souvent le co&#251;t est dans la gamme des millions et beaucoup d'inventeurs, y compris pour des brevets portant sur des bases importantes, ont fait faillite dans ce syst&#232;me (ex. Goodyear). Les polices d'assurance pour les litiges d&#251;s aux brevets sont soit inexistantes, soit extr&#234;mement &#233;lev&#233;es.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ces co&#251;ts peuvent rapporter par la suite en exer&#231;ant des droits monopolistes. Ceci passe habituellement par une combinaison d'un paiement d'avance (une somme forfaitaire) et d'un droit de licence unitaire. Le logiciel libre et la licence unitaire sont incompatibles. Ainsi, les co&#251;ts li&#233;s aux brevets doivent &#234;tre rembours&#233;s par le paiement forfaitaire direct, ex. 1 million de dollars dans le cas du MP3. Il n'y a habituellement aucune chance de recevoir 1 million de quiconque en retour de la permission d'&#233;crire un logiciel libre. Il y a cependant peut-&#234;tre une chance de gagner de l'argent de la part des vendeurs de logiciels propri&#233;taires. Toutefois, dans le meilleur des cas, ce revenu sera faible si vous accordez &#224; la concurrence une licence libre pour l'utilisation du logiciel libre. Dans ces conditions, les chances d'utiliser des brevets pour d&#233;fendre les logiciels libres sont vraiment minces, voire inexistantes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;de_bons_espoirs_dans_la_guerre_de_l_etat_de_l_art&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;De bons espoirs dans la guerre de l'&#233;tat de l'art&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous voyons que la nature propri&#233;taire du jeu des brevets rend impossible pour les d&#233;veloppeurs de logiciels libres d'organiser une l&#233;gitime d&#233;fense dans ce jeu. Cependant cette m&#234;me nature propri&#233;taire du syst&#232;me des brevets g&#233;n&#232;re des faiblesses qui peuvent &#234;tre exploit&#233;es. Le d&#233;veloppement de logiciels libres produit le plus grand volume disponible d'art ant&#233;rieur publi&#233;. Les id&#233;es sous-jacentes des logiciels libres tombent alors dans le domaine public accessible et tous les brevets obtenus dessus seront invalid&#233;s, si l'ant&#233;riorit&#233; de l'art est prouv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Strictement parlant, &#231;a n'emp&#234;chera personne de revendiquer un brevet trivial et de grande port&#233;e pour lequel aucun &#233;tat de l'art n'existe, ceci ne change rien en ce qui concerne la source la plus importante de danger. Mais &#233;tant donn&#233; les difficult&#233;s de trouver un &#233;tat de l'art ant&#233;rieur et de savoir si le brevet est vraiment valide, un vaste arsenal d'&#233;tat de l'art difficile &#224; fouiller peut servir de bouclier de protection indirect pour toute la communaut&#233; du logiciel libre :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; un grand ensemble de l'art qui est publi&#233; chaque jour dans un nombre &#233;norme de lieux partout dans le monde ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; une ins&#233;curit&#233; juridique inh&#233;rente aux portefeuilles de brevets logiciels des acteurs principaux, caus&#233;e par l'impossibilit&#233; de faire une recherche s&#233;rieuse dans l'&#233;tat de l'art ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; une large communaut&#233; de d&#233;veloppeurs de logiciels hautement comp&#233;tents et courageux, capables d'actions concert&#233;es contre ceux qui attaquent le logiciel libre.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, la chose la plus urgente &#224; faire est d'automatiser l'horodatage et de le fournir comme service de base dans toutes les archives majeures (CVS, listes de diffusion, HTTP etc) dans lesquelles sont mis au point les logiciels libres et les discussions relatives. Quand ce type de service n'est pas disponible, les d&#233;veloppeurs doivent d&#233;placer leurs discussions correspondantes et leurs publications sur Usenet, depuis qu'ils peuvent y trouver un assez fiable horodatage dans DejaNews (rachet&#233; depuis par google).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;publication_defensive_non_merci&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;&#171; Publication d&#233;fensive &#187;, non merci !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La chose la plus stupide &#224; faire pour les d&#233;veloppeurs de logiciels libres serait de s'engager pour aider les offices de brevets &#224; construire des bases de donn&#233;es de l'&#233;tat de l'art &#171; afin d'&#233;viter les probl&#232;mes avec les faux brevets &#187;, comme cela a &#233;t&#233; propos&#233; par le &lt;i&gt;Foresight Institutes&lt;/i&gt; avec l'approbation de certains &#171; leaders du mouvement open source &#187;. Ce que l'on peut appeler &#171; publication d&#233;fensive &#187; est un boomerang &#224; la fois pour les d&#233;veloppeurs qui l'exp&#233;rimentent et pour la communaut&#233;. D&#233;montrons cela en comparant la strat&#233;gie de &#171; publication d&#233;fensive &#187; &#224; la publication normale de l'&#233;tat de l'art.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='id3284_c0'&gt; Publication d&#233;fensive parfaite &lt;/th&gt;&lt;th id='id3284_c1'&gt; D&#233;roulement du processus normal de d&#233;veloppement ouvert &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;th headers='id3284_c0' id='id3284_l0'&gt;Id&#233;es de brevet pertinent faciles &#224; rechercher&lt;/th&gt;
&lt;td headers='id3284_c1 id3284_l0'&gt;Id&#233;es de brevet pertinent difficiles &#224; trouver&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;th headers='id3284_c0' id='id3284_l1'&gt;Gros efforts et co&#251;ts pour le d&#233;veloppeur, moins d'efforts pour le chercheur et le d&#233;tenteur du brevet&lt;/th&gt;
&lt;td headers='id3284_c1 id3284_l1'&gt;Moins d'efforts et de co&#251;ts pour le d&#233;veloppeur, plus d'efforts et de co&#251;ts pour le chercheur&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;th headers='id3284_c0' id='id3284_l2'&gt;Co&#251;ts r&#233;duits pour breveter, plus de brevets logiciels (de grande port&#233;e et triviaux)&lt;/th&gt;
&lt;td headers='id3284_c1 id3284_l2'&gt;Co&#251;ts plus &#233;lev&#233;s pour breveter, moins de brevets (de grande port&#233;e et triviaux)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;th headers='id3284_c0' id='id3284_l3'&gt;Votre id&#233;e de logiciel ne sera probablement brevet&#233;e par personne&lt;/th&gt;
&lt;td headers='id3284_c1 id3284_l3'&gt;Votre id&#233;e de logiciel peut &#234;tre brevet&#233;e par quelqu'un, mais ce propri&#233;taire de brevet &#233;vitera tous les conflits avec vous et les autres d&#233;veloppeurs de logiciels libres d&#232;s que vous lui aurez prouv&#233; l'ant&#233;riorit&#233; de votre art. Il deviendra tr&#232;s prudent m&#234;me avec ces autres brevets, sp&#233;cialement envers les d&#233;veloppeurs de logiciels libres, car ils peuvent lui faire des torts incalculables. Il pr&#233;f&#233;rera garder des brevets invalides afin de rassurer ses investisseurs et de lever des fonds, pl&#251;tot que de r&#233;ellement offenser quelqu'un. Dans certains cas il vous paiera m&#234;me pour rester silencieux sur vos trouvailles.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;th headers='id3284_c0' id='id3284_l4'&gt;Beaucoup d'opportunistes se rassembleront sur la base de donn&#233;es de &#171; publication d&#233;fensive &#187; pour voir quelles id&#233;es peuvent donner des brevets pertinents et alors voir s'ils peuvent trouver des id&#233;es compl&#233;mentaires pour breveter eux-m&#234;mes. Ces brevets seront probablement valides. Votre champs d'action sera alors bloqu&#233; par des tas de brevets&lt;/th&gt;
&lt;td headers='id3284_c1 id3284_l4'&gt;Aucun opportuniste ne trouvera &#224; temps les infomations sur votre art et vous garderez une t&#234;te d'avance, en ayant de bonnes chances de rendre &#233;tape par &#233;tape un champ entier d'id&#233;es libres de droit&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;th headers='id3284_c0' id='id3284_l5'&gt;Les offices de brevet peuvent para&#238;tre cr&#233;dibles quand ils disent : &#171; Regardez, nous avons fait notre travail de recherche dans l'&#233;tat de l'art. Les d&#233;veloppeurs de logiciels libres doivent arr&#234;ter de pleurnicher et s'adonner &#224; la publication d&#233;fensive. S'ils font leur boulot en fabricant des bases de donn&#233;es de l'&#233;tat de l'art, alors nous ferons le notre en leur garantissant que leurs id&#233;es ne seront pas brevet&#233;es &#187;&lt;/th&gt;
&lt;td headers='id3284_c1 id3284_l5'&gt;les offices de brevet doivent admettre que le probl&#233;me de l'exploitation de l'&#233;tat de l'art ant&#233;rieur dans les logiciels n'est pas &#8220;seulement une question de temps&#8221;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;le_developpement_de_l_horodatage_du_logiciel_proprietaire_aide_aussi&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Le d&#233;veloppement de l'horodatage du logiciel propri&#233;taire aide aussi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;veloppeurs de logiciels propri&#233;taires doivent rendre leur travail reconstructible jour apr&#232;s jour, en utilisant les m&#234;mes m&#233;thodes que les d&#233;veloppeurs de logiciels libres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle archive historique de d&#233;veloppement propri&#233;taire ne constitue pas un &#233;tat de l'art et ne peut donc pas servir &#224; invalider directement le brevet. Mais il peut &#233;tablir un &#171; droit d'utilisation ant&#233;rieure &#187;, signifiant que le d&#233;veloppeur peut continuer &#224; &#171; vendre des produits bas&#233;s sur cette id&#233;e &#187;. Il ne peut cependant pas transf&#233;rer ce droit &#224; une tierce partie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; pr&#233;sent ce qui arrive avec le droit d'utilisation ant&#233;rieure quand le propri&#233;taire d'un tel droit d&#233;cide un jour de publier son logiciel propri&#233;taire sous une license opensource n'est pas compl&#232;tement clarifi&#233;. Est-ce que cela constitue un transfert du droit de &#171; vendre le produit &#187; ? Ou est-ce qu'aucun propri&#233;taire de droit d'utilisation ant&#233;rieure ne devrait &#234;tre libre de &#171; vendre &#187; ses &#171; produits &#187; &#224; ses &#171; clients &#187; de quelque mani&#232;re que ce soit, en se basant sur le principe que ses clients n'ont pas &#224; acqu&#233;rir des licenses d'utilisation s&#233;par&#233;ment. On peut voir ici que les hypoth&#232;ses sous-jacentes au syst&#232;me des brevets ne concordent pas avec la r&#233;alit&#233; des produits des technologies de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, aussi longtemps qu'il n'y aura pas de verdict ayant l'effet oppos&#233;, nous avons de bonnes raisons d'esp&#233;rer que l'utilisateur ant&#233;rieur est libre de distribuer son travail en logiciel libre. Dans ce cas tout le monde est libre de contourner le brevet aussi longtemps qu'il met la suite du d&#233;veloppement dans ce logiciel libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi l'utilisateur ant&#233;rieur d'une id&#233;e brevet&#233;e li&#233;e &#224; un logiciel a une position particuli&#232;rement inconfortable. Il peut soit rendre l'id&#233;e libre pour tout le monde, soit n&#233;gocier une prime pour ne pas faire cela. Pour le public, le droit d'utilisation ant&#233;rieur a divis&#233; par deux la valeur r&#233;elle de l'&#233;tat de l'art. Cette demi-valeur fait qu'il est int&#233;ressant pour les d&#233;veloppeurs de logiciels propri&#233;taires de diffuser au public leurs archives de d&#233;veloppement au bout d'un certain temps. Ce jeu, s'il est jou&#233; efficacement, peut r&#233;duire significativement l'int&#233;r&#234;t de breveter des innovations triviales pour lesquelles beaucoup d'utisations ant&#233;rieures priv&#233;es peuvent exister m&#234;me si aucun art ant&#233;rieur n'est trouv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;qu_est_ce_qui_doit_etre_fait&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Qu'est-ce qui doit &#234;tre fait ?&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Horodatage de tous les sites d&#233;di&#233;s au d&#233;veloppement, beaucoup de discussions publiques sur des id&#233;es de logiciels, traduites en plusieurs langues.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Documentation facile &#224; comprendre pour le public des brevets logiciels que les d&#233;tenteurs ou les licences exploitent de fa&#231;on particuli&#232;rement abusive.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Formation de coop&#233;ratives pour l'exploitation de l'&#233;tat de l'art et l'acquisition de brevets logiciels d&#233;fensifs pour autant que cela soit possible.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Continuellement influencer le public et les responsables politiques afin de r&#233;guler l'inflation de brevets et de rendre ill&#233;gaux les brevets logiciels.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;lectures_supplementaires&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Lectures suppl&#233;mentaires&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://lists.ffii.org/archive/mails/swpat/2001/May/0064.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Discussion&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://lwn.net/2001/0510/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Article sceptique dans Linux Week News&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://savannah.nongnu.org/projects/padb&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Base de donn&#233;es de l'art ant&#233;rieur&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.spi.org/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Software Patents Institute&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://swpat.ffii.org/analysis/shield/" class="spip_out"&gt;Article original en anglais&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Brevets sur des invention mises en &#339;uvre par ordinateur ou purs brevets logiciels : que se cache-t-il derri&#232;re un intitul&#233;</title>
		<link>http://old.ffii.fr/article126</link>
		<guid isPermaLink="true">http://old.ffii.fr/article126</guid>
		<dc:date>2005-03-04T13:58:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Thibault Gironnay (cabugs)</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ce texte essaie d'expliquer pourquoi autoriser les brevets sur les inventions mises en &#339;uvre par ordinateur &#8212; comme c'est d&#233;fini dans la proposition de directive &#8212; n'est pas diff&#233;rent d'autoriser de purs brevets logiciel et, de la m&#234;me fa&#231;on, pourquoi les opposants &#224; la brevetabilit&#233; des inventions mises en &#339;uvre par ordinateur parlent toujours d'une directive sur les brevets logiciels. &lt;br class='autobr' /&gt;
NB : Ce texte date de septembre 2003 mais reste tout &#224; fait d'actualit&#233;, &#224; ceci pr&#232;s que la commission parlementaire (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://old.ffii.fr/Analyses-generales" rel="directory"&gt;Analyses g&#233;n&#233;rales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce texte essaie d'expliquer pourquoi autoriser les brevets sur les inventions mises en &#339;uvre par ordinateur &#8212; comme c'est d&#233;fini dans la proposition de directive &#8212; n'est pas diff&#233;rent d'autoriser de purs brevets logiciel et, de la m&#234;me fa&#231;on, pourquoi les opposants &#224; la brevetabilit&#233; des inventions mises en &#339;uvre par ordinateur parlent toujours d'une directive sur les brevets logiciels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NB : Ce texte date de septembre 2003 mais reste tout &#224; fait d'actualit&#233;, &#224; ceci pr&#232;s que la commission parlementaire aux affaires juridiques &#8212; JURI &#8212; a &#233;t&#233; renouvel&#233;e et comprend d&#233;sormais parfaitement &#8212; &lt;a href='http://old.ffii.fr/La-Commission-sous-la-pression-du' class='spip_in'&gt;comme le Parlement europ&#233;en tout entier&lt;/a&gt; ce qu'est un brevet logiciel et une invention mise en &#339;uvre par ordinateur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Que comprend-on derri&#232;re l'appellation &#171; invention mise en &#339;uvre par ordinateur &#187; (...)&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#que_comprend_on_derriere_l_appellation_invention_mise_en_oeuvre_par_ordinateur'&gt;Que comprend-on derri&#232;re l'appellation &#171; invention mise en &#339;uvre (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Comment fonctionnent les brevets pour des inventions qui ne sont pas mises en &#339;uvre par (...)&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#comment_fonctionnent_les_brevets_pour_des_inventions_qui_ne_sont_pas_mises_en_oeuvre_par_ordinateur'&gt;Comment fonctionnent les brevets pour des inventions qui ne sont (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Et concernant les inventions mises en &#339;uvre par ordinateur ?&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#et_concernant_les_inventions_mises_en_oeuvre_par_ordinateur'&gt;Et concernant les inventions mises en &#339;uvre par ordinateur (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Synth&#232;se : comment les brevets sont suppos&#233;s fonctionner&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#synthese_comment_les_brevets_sont_supposes_fonctionner'&gt;Synth&#232;se : comment les brevets sont suppos&#233;s fonctionner&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Pouvez vous donner un exemple montrant comment la proposition de directive autorise les brevets (...)&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#pouvez_vous_donner_un_exemple_montrant_comment_la_proposition_de_directive_autorise_les_brevets_logiciels'&gt;Pouvez vous donner un exemple montrant comment la proposition de (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Comment corriger la directive ?&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#comment_corriger_la_directive'&gt;Comment corriger la directive ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Remerciements&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#remerciements'&gt;Remerciements&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;que_comprend_on_derriere_l_appellation_invention_mise_en_oeuvre_par_ordinateur&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Que comprend-on derri&#232;re l'appellation &#171; invention mise en &#339;uvre par ordinateur &#187; ?&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Le sens le plus simple d'&#171; invention mise en &#339;uvre par ordinateur &#187; serait &lt;strong&gt;une solution qui est effectivement mise en &#339;uvre par ordinateur&lt;/strong&gt; &#8212; apr&#232;s tout, c'est ce que disent litt&#233;ralement ces termes. &lt;strong&gt;Les ordinateurs mettent seulement en &#339;uvre des solutions logiques/math&#233;matiques.&lt;/strong&gt; C'est pourquoi on les appelle ainsi &#8212; calculateurs en anglais : ils calculent, ils font des calculs math&#233;matiques simples tr&#232;s rapidement et ordonnent/organisent ces calculs. Donc avec un ordinateur, on peut seulement mettre en &#339;uvre de la logique, des math&#233;matiques et des r&#232;gles d'organisation. &lt;strong&gt;Au regard de l'article 52 de la CBE &#8212; Convention sur le brevet europ&#233;en &#8212; ce ne sont pas des inventions.&lt;/strong&gt; Donc le sens simple est contradictoire.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Ce qui est signifi&#233; par ces termes &#8212; mais qui est contraire &#224; l'art 2, point a &#8212;, ce sont des gadgets qui mettent en &#339;uvre des inventions, et qui fonctionnent gr&#226;ce aux ordinateurs.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Je vais utiliser des t&#233;l&#233;phones mobiles et des machines &#224; laver comme exemples dans cette page. Si vous voulez y voir figurer d'autres choses, n'h&#233;sitez pas &#224; m'envoyer un courriel &#224; l'adresse &lt;a href=&#034;#&#034; title=&#034;jonas.maebe..&#229;t..elis.ugent.be&#034; onclick=&#034;location.href=lancerlien('jonas.maebe,6a28b5683da44,elis.ugent.be',',6a28b5683da44,'); return false;&#034; class='spip_mail'&gt;jonas.maebe&lt;span class='mcrypt'&gt; &lt;/span&gt;elis.ugent.be&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;comment_fonctionnent_les_brevets_pour_des_inventions_qui_ne_sont_pas_mises_en_oeuvre_par_ordinateur&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Comment fonctionnent les brevets pour des inventions qui ne sont pas mises en &#339;uvre par ordinateur ?&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Les t&#233;l&#233;phones mobiles et les machines &#224; laver ont &#233;t&#233; invent&#233;s il y a longtemps&lt;/strong&gt;, donc vous ne pouvez plus les inventer. Comme les brevets ne sont permis que pour les inventions, &lt;strong&gt;vous ne pouvez breveter ni un t&#233;l&#233;phone portable ni une machine &#224; laver.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Vous pouvez tout de m&#234;me inventer un nouveau t&#233;l&#233;phone portable avec une nouvelle et meilleure antenne ou une machine &#224; laver avec un meilleur moteur. &lt;strong&gt;Ainsi donc le t&#233;l&#233;phone portable et la machine &#224; laver ne sont pas nouveaux par eux m&#234;mes, mais ils &lt;i&gt;contiennent&lt;/i&gt; des inventions, et ces inventions sont brevetables&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Vous pouvez obtenir un brevet sur &#171; un t&#233;l&#233;phone portable avec un nouveau type d'antenne &#187; ou sur &#171; une machine &#224; laver avec un nouveau moteur construit comme ceci &#187;. Puisque vous n'avez r&#233;ellement qu'un nouveau type d'antenne et de moteur, vous ne pouvez obtenir un brevet que sur &#171; un nouveau type d'antenne qui... &#187; ou sur &#171; un nouveau type de moteur qui... &#187; &#8212; except&#233; quand l'avantage de votre invention est li&#233; avec cette application sp&#233;cifique.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Conclusion : quand vous inventez quelque chose, vous pouvez breveter cette invention. Vous pouvez dire dans votre revendication de brevet si votre invention est utilis&#233;e dans tel ou tel &#233;quipement, mais ceci ne rend absolument pas votre revendication sp&#233;cifique ; &#231;a n'influence pas le fait que votre invention soit brevetable ou non.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;et_concernant_les_inventions_mises_en_oeuvre_par_ordinateur&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Et concernant les inventions mises en &#339;uvre par ordinateur ?&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Exemple 1&lt;/strong&gt; : supposons que nous cr&#233;ons un &lt;strong&gt;programme pour t&#233;l&#233;phones mobiles qui am&#233;liore tr&#232;s nettement la r&#233;ception ou un programme &#224; laver r&#233;volutionnaire pour machine &#224; laver qui d&#233;tache tout.&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Les &lt;strong&gt;deux inventions ci-dessus ne mentent pas dans le fait qu'elles utilisent un programme informatique&lt;/strong&gt; mais dans vos recherches sur comment envoyer ou recevoir les signaux ondulatoires &#8212; c'est-&#224;-dire comment les moduler et les d&#233;moduler... &#8212; ou ce que doit faire exactement votre machine &#224; laver pour obtenir ce d&#233;tachage &#8212; c'est-&#224;-dire quels mouvements doit-on mettre en branle, &#224; quelle temp&#233;rature doit &#234;tre l'eau, etc.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ces innovations &lt;strong&gt;peuvent peut-&#234;tre&lt;/strong&gt; &#234;tre des inventions brevetables mais ceci sera d&#233;cid&#233; comme pour toutes les autres innovations gr&#226;ce au droit des brevets et &#224; la jurisprudence. &lt;strong&gt;Le fait qu'un &#8212; programme d' &#8212; ordinateur soit impliqu&#233; n'est pas la question.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Exemple 2&lt;/strong&gt; : comparez l'exemple pr&#233;c&#233;dent avec &lt;strong&gt;un programme qui devine les noms de vos contacts dans votre carnet d'adresses&lt;/strong&gt; quand vous les tapez sur votre t&#233;l&#233;phone mobile, ou avec &lt;strong&gt;un programme plus configurable pour votre machine &#224; laver&lt;/strong&gt; &#8212; de telle fa&#231;on que vous puissiez d&#233;finir exactement la quantit&#233; d'eau ou la temp&#233;rature de l'eau &#224; chaque &#233;tape.
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Ces exemples contiennent des logiciels innovants, mais &lt;strong&gt;les programmes informatiques en tant que tels ne rentrent pas dans le champ de la brevetabilit&#233; d'apr&#232;s l'article 52 de la CBE&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La machine &#224; laver et le t&#233;l&#233;phone mobile ne sont pas des inventions puisqu'ils ne sont pas nouveaux &#8212; et parce qu'ils ne contiennent pas non plus d'invention). &lt;strong&gt;Cela signifie qu'aucune invention n'est pr&#233;sente et qu'aucun brevet ne doit &#234;tre accord&#233;&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le traitement du signal par antenne ou le processus de lavage &lt;strong&gt;du premier exemple pourraient &#234;tre des inventions et tant que des ordinateurs participent &#224; leur mise en &#339;uvre, vous pouvez parler d'inventions mises en &#339;uvre par ordinateur si cette expression est d&#233;finie comme dans la premi&#232;re lecture du Parlement Europ&#233;en de Septembre 2003&lt;/strong&gt;. Dans les seconds exemples (&#8212; application de gestion de la machine &#224; laver et interface utilisateur de l'annuaire t&#233;l&#233;phonique &#8212; il n'y a &lt;strong&gt;pas d'invention, juste une &lt;i&gt;innovation dans le logiciel&lt;/i&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Conclusion :&lt;/strong&gt; si vous &lt;strong&gt;insistez pour appeler ces exemples des inventions mises en &#339;uvre par ordinateur&lt;/strong&gt;, vous vous forcez &#224; consid&#233;rer le logiciel du second exemple comme l'invention &#8212; puisque c'est la seule nouvelle chose &#8212;, ainsi vous &lt;strong&gt;admettez les brevets logiciels purs&lt;/strong&gt;. C'est le &lt;strong&gt;risque d'utiliser une terminologie contradictoire, sans m&#234;me donner de d&#233;finition explicite qui r&#233;solve la contradiction&lt;/strong&gt; &#8212; en violant quelque peu la s&#233;mantique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;synthese_comment_les_brevets_sont_supposes_fonctionner&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Synth&#232;se : comment les brevets sont suppos&#233;s fonctionner&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Les brevets concernent les inventions.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Les t&#233;l&#233;phones mobiles et les machines &#224; laver sont d&#233;j&#224; invent&#233;s&lt;/strong&gt;, donc on ne peut les inventer &#224; nouveau. Ils peuvent pourtant &lt;strong&gt;contenir des inventions&lt;/strong&gt; et l'invention peut m&#233;riter un brevet.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Le brevet peut revendiquer un t&#233;l&#233;phone mobile avec une nouvelle antenne&lt;/strong&gt; &#8212; l'invention = l'antenne, non le t&#233;l&#233;phone mobile &#8212; ou revendiquer une machine &#224; laver avec un meilleur moteur &#8212; l'invention = le moteur, non la machine &#224; laver.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Les objets qui sont revendiqu&#233;s sont diff&#233;rents de l'invention.&lt;/strong&gt; L'invention doit &#234;tre dans l'objet revendiqu&#233; afin d'autoriser le d&#233;posant du brevet &#224; revendiquer cet objet, mais l'invention n'est pas enti&#232;rement l'objet revendiqu&#233;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;L'invention est ce que vous ajoutez &#224; l'art ant&#233;rieur, donc l'invention est la contribution.&lt;/strong&gt; Cette contribution doit &#234;tre technique, inventive, nouvelle et susceptible d'application industrielle. Ce n'est &lt;strong&gt;pas suffisant que l'objet revendiqu&#233; soit technique.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La raison pour laquelle vous devez regarder l'invention et non l'objet revendiqu&#233; comme un tout, est que vous voulez donner des brevets pour promouvoir l'innovation. Vous &lt;strong&gt;pouvez seulement promouvoir l'innovation en regardant la contribution, puisque c'est la partie innovante.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les programmes d'ordinateur en tant que tels ne peuvent &#234;tre brevet&#233;s d'apr&#232;s l'article 52 de la CBE : ceci signifie qu'&lt;strong&gt;ajouter un programme informatique &#224; une invention brevetable ne la rend pas non brevetable&lt;/strong&gt;, mais &lt;strong&gt;&#231;a ne signifie pas qu'ajouter un &#8212; nouveau &#8212; programme informatique &#224; un appareil technique non brevetable rende le programme brevetable !&lt;/strong&gt; &amp;mdash Pourtant, c'est de cette mani&#232;re que l'ont interpr&#233;t&#233; l'OEB &#8212; Office europ&#233;en des brevets &#8212;, la Commission europ&#233;enne et JURI &#8212; commision parlementaire aux affaires juridique et au march&#233; int&#233;rieur.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le langage de la Commission europ&#233;enne et de la commision parlementaire JURI embrouille terriblement les choses et &lt;strong&gt;pr&#233;tend que les inventions &#8212; mises en &#339;uvre par ordinateur &#8212; devraient &#234;tre le t&#233;l&#233;phone mobile ou la machine &#224; laver&lt;/strong&gt; &#8212; c'est-&#224;-dire, parce quils contiennent un moteur connu ou une antenne ou m&#234;me un ordinateur et disent qu'en plus ils doivent &#234;tre une contribution technique &#8212; qui peuvent inclure des fonctionnalit&#233;s non techniques (article 4.3) comme un nouveau programme pilotant le moteur. &lt;strong&gt;D'apr&#232;s eux, la contribution n'a pas besoin d'&#234;tre technique, nouvelle ou susceptible d'application industrielle &#8212; donc ce peut &#234;tre de simples logiciels&lt;/strong&gt;, elle doit juste ne pas &#234;tre triviale.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Si vous &#8212; comme la Commission europ&#233;enne et la commision JURI &#8212; dites que l'invention est l'objet revendiqu&#233;, cela implique que l'invention et la contribution technique sont deux choses diff&#233;rentes. &lt;strong&gt;Vous pouvez alors tester distinctement si l'invention et/ou la contribution entrent dans le champ de la brevetabilit&#233;.&lt;/strong&gt; Ceci m&#232;ne &#224; &lt;strong&gt;des doutes tels que &#171; Est-ce que cette invention &#8212; un t&#233;l&#233;phone mobile &#8212; doit &#234;tre brevetable ? &#187;.&lt;/strong&gt; Il n'y a pas de r&#233;ponse parce qu'un t&#233;l&#233;phone mobile n'est pas une invention. L'invention est quelque chose qu'il doit contenir mais vous ne pouvez jamais dire si c'est brevetable en regardant le t&#233;l&#233;phone mobile dans sa totalit&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;pouvez_vous_donner_un_exemple_montrant_comment_la_proposition_de_directive_autorise_les_brevets_logiciels&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Pouvez vous donner un exemple montrant comment la proposition de directive autorise les brevets logiciels&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Simplement, la &lt;strong&gt;Convention sur le brevet europ&#233;en stipule&lt;/strong&gt; :
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Article 52.2 : &lt;strong&gt;Les programmes d'ordinateur ne&lt;/strong&gt; doivent &lt;strong&gt;pas&lt;/strong&gt; &#234;tre vus comme des &lt;strong&gt;inventions&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Article 52.3 La disposition &#171; Les programmes d'ordinateur ne doivent pas &#234;tre vus comme des inventions &#187; doit &lt;strong&gt;exclure du champ de la brevetabilit&#233; des programmes informatiques seulement dans la mesure o&#249; un brevet est relatif &#224; des programmes informatiques en tant que tels&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ceci est &#233;quivalent &#224; la loi su&#233;doise &#8212; harmonis&#233;e avec la CBE en 1976 :&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; ce qui constitue juste un programme informatique ne peut &#234;tre vu comme une invention. &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;&#8212; &lt;i&gt;&#8220;S&#229;som uppfinning anses aldrig vad som utg&#246;r enbart ett datorprogram.&#8221;&lt;/i&gt; &#8212;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ceci &lt;strong&gt;contredit l'article 2 de la directive&lt;/strong&gt;, qui dit en r&#233;sum&#233; :&lt;br class='manualbr' /&gt;une &#171; invention mise en oeuvre par ordinateur &#187; d&#233;signe toute invention dont l'ex&#233;cution implique l'utilisation d'un ordinateur et pr&#233;sentant des caract&#233;ristiques qui sont r&#233;alis&#233;es par un programme d'ordinateur.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Conclusion : l'article 2 dans sa forme actuelle est un cheval de Troie, non une machine &#224; laver.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;comment_corriger_la_directive&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Comment corriger la directive ?&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Ne pas soutenir&lt;/strong&gt; des amendements qui m&#233;langent des tests de brevetabilit&#233; ou qui perdent leurs conditions. &lt;strong&gt;Des exemples de mauvais amendements&lt;/strong&gt; sont l'amendement 4 de JURI &#8212;au consid&#233;rant 11, mais notez que le consid&#233;rant de la Commission europ&#233;enne n'est pas bon non plus &#8212;, l'amendement 5 de JURI &#8212; au consid&#233;rant 12, reformulation de l'article 3 qui a &#233;t&#233; abandonn&#233; &#8212;, l'amendement 7 de JURI &#8212; consid&#233;rant 13 quater &#8212;, l'amendement 14 de JURI &#8212; &#224; l'article 2, point a &amp;mdah;, l'amendement 6 d'ITRE &#8212; la commission parlementaire &#224; l'industrie pour l'article 2, point b &#8212;, l'amendement 16 de JURI &#8212; &#224; l'article 4 &#8212; et l'amendement 18 de JURI &#8212; au premier alin&#233;a de l'article 5.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Soutenir&lt;/strong&gt; des amendements qui reformulent clairement l'article 52 de la CBE et qui introduisent l'exigence de manipuler les forces de la nature dans la d&#233;finition d'&#171; invention mise en &#339;uvre par ordinateur &#187; &#8212; et non juste les exigences de mettre une invention mise en &#339;uvre par ordinateur dans le champ de la brevetabilit&#233;. Introduire des d&#233;finitions claires et strictes des termes &#171; technique &#187; et &#171; application industrielle &#187;. Maintenir le droit de publication et de conversion &#8212; article 6 bis qui a &#233;t&#233; vot&#233; par la commission JURI.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La raison pour laquelle les &#171; &lt;strong&gt;forces de la nature&lt;/strong&gt; &#187; sont si importantes comme condition pour d&#233;finir une invention, est qu'un programme informatique en tant que tel ne peut contr&#244;ler les forces de la nature, donc cette condition les exclut du champ de la brevetabilit&#233;. Toutes les inventions qui entrent traditionnellement dans le champ de la brevetabilit&#233;, le resteront &#224; l'avenir mais on peut de cette fa&#231;on stopper les d&#233;rives de l'OEB qui accordent des brevets sur des logiciels et des m&#233;thodes d'affaires.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/papiers/eubsa-swpat0202/plen0309/index.fr.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;FFII&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;a publi&#233; une liste d'amendements&lt;/strong&gt; qui sont &#224; proposer par diff&#233;rents groupes politiques et elle explique lesquels limitent le champ de la brevetabilit&#233; et clarifie la situation actuelle. Bien s&#251;r, tous les amendements seront accompagn&#233;s par des analyses d&#233;taill&#233;es de la FFII que vous aimez tous tant, similaires &#224; &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/papers/eubsa-swpat0202/juri0304/index.en.html#tit&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;l'analyse&lt;/a&gt; des amendements propos&#233;s par la commission JURI !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;remerciements&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Remerciements&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce document a &#233;t&#233; &#233;crit par Jonas Maebe, mais a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; avec de nombreuses participations de Xavier Drudis Ferran. Sans lui cette page n'existerait pas. Les m&#233;rites reviennent &#224; Erik Josefsson pour le cheval de Troie. La traduction en fran&#231;ais a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par Thibault Gironnay.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://elis.ugent.be/~jmaebe/swpat/cii.html" class="spip_out"&gt;Version anglaise originale&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Logiciel et libert&#233; d'expression</title>
		<link>http://old.ffii.fr/Logiciel-et-liberte-d-expression</link>
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		<dc:subject>article long</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les logiciels sont des &#233;crits. En tant que tels, ils doivent &#234;tre soumis au r&#233;gime du droit d'auteur (dans son acceptation &#233;troite) ou &#224; la protection par le secret industriel, et non &#224; la loi sur le brevet. En tant qu'&#233;crits, les programmes doivent &#234;tre prot&#233;g&#233;s contre toute tentative du gouvernement visant &#224; restreindre la libert&#233; d'expression. Les arguments l&#233;gaux ou politiques, m&#234;me bien intentionn&#233;s n'en sont pas moins dans l'erreur, s'ils engendrent censeurs et censure ; les d&#233;signer par les termes &#171; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://old.ffii.fr/Analyses-generales" rel="directory"&gt;Analyses g&#233;n&#233;rales&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://old.ffii.fr/long" rel="tag"&gt;article long&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Les logiciels sont des &#233;crits. En tant que tels, ils doivent &#234;tre soumis au r&#233;gime du droit d'auteur (dans son acceptation &#233;troite) ou &#224; la protection par le secret industriel, et non &#224; la loi sur le brevet. En tant qu'&#233;crits, les programmes doivent &#234;tre prot&#233;g&#233;s contre toute tentative du gouvernement visant &#224; restreindre la libert&#233; d'expression. Les arguments l&#233;gaux ou politiques, m&#234;me bien intentionn&#233;s n'en sont pas moins dans l'erreur, s'ils engendrent censeurs et censure ; les d&#233;signer par les termes &#171; examinateurs de brevets &#187; et &#171; examen de brevets &#187; ne changera rien au fait.&lt;br class='manualbr' /&gt;Une telle censure, une telle entrave &#224; la libert&#233; d'expression des cr&#233;ateurs de logiciels est un anath&#232;me dans une soci&#233;t&#233; libre, et une violation du Premier amendement. Les brevets logiciels sont une violation majeure du droit &#224; l'expression des programmeurs malgr&#233; que ce fait soit encore peu connu ; c'est peut-&#234;tre en partie parce que la plupart des juristes, juges et politiciens sont encore insuffisamment form&#233;s &#224; la probl&#233;matique des ordinateurs pour r&#233;aliser qu'&#233;crire un logiciel est r&#233;ellement une forme d'&#233;criture, gu&#232;re plus &#233;sot&#233;rique que la composition musicale, les math&#233;matiques, la r&#233;daction d'articles scientifiques ou, en l'occurence, de textes de loi. Toutes ces formes d'expression, y compris l'&#233;criture de programmes, m&#233;ritent une protection totale selon le Premier amendement.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La planification centralis&#233;e ou la soumission &#224; un r&#233;gime de licence des bonnes id&#233;es ne fonctionnera pas pour le logiciel. Comme serait vou&#233;e &#224; l'&#233;chec toute tentative de centraliser ou classer dans un office des brevets les &#233;crits litt&#233;raires, musicaux, ou scientifiques selon un crit&#232;re d'originalit&#233; (ou de &#171; non-&#233;vidence &#187;), toute tentative de centraliser l'information concernant les logiciels innovants &#233;chouera &#233;galement. Personne ne peut conna&#238;tre tous les logiciels relatifs &#224; un domaine, de m&#234;me que personne ne peut conna&#238;tre l'ensemble de ce qui a &#233;t&#233; &#233;crit sur un sujet particulier, et pour les m&#234;me raisons. Les innovations r&#233;centes dans le domaine des logiciels engendreront la production de programmes &#224; un taux toujours croissant. En cons&#233;quence, la charge de travail de l'office des brevets, n&#233;cessaire &#224; la gestion centralis&#233;e de l'innovation deviendra de plus en plus on&#233;reuse, cr&#233;ant par l&#224; des barri&#232;res inutiles et co&#251;teuses au progr&#232;s informatique.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'&#233;volution des id&#233;es gr&#226;ce &#224; l'apprentissage par l'erreur est entrav&#233;e par la brevetabilit&#233; des &#233;crits. Plut&#244;t que de permettre au gouvernement de restreindre les diverses expressions d'une m&#234;me id&#233;e, au moyen de brevets ou autrement, une politique publique devrait refl&#233;ter le fait que plus une id&#233;e est importante, plus il faut encourager les variations les plus libres possibles de cette expression, afin de parvenir rapidement &#224; perfectionner l'id&#233;e. L'intense concurrence de ces derni&#232;res ann&#233;es dans le secteur du logiciel, et l'am&#233;lioration rapide des pratiques de d&#233;veloppement des programmes, que le march&#233; libre a favoris&#233;e juqu'a pr&#233;sent, valident fortement cette th&#233;orie.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Traduction fran&#231;aise de Gilles Sadowski&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Les logiciels sont des &#233;crits&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#les_logiciels_sont_des_ecrits'&gt;Les logiciels sont des &#233;crits&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;La planification centralis&#233;e ou la soumission &#224; un r&#233;gime de licence des bonnes id&#233;es ne (...)&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#la_planification_centralisee_ou_la_soumission_a_un_regime_de_licence_des_bonnes_idees_ne_fonctionnera_pas_pour_le_logiciel'&gt;La planification centralis&#233;e ou la soumission &#224; un r&#233;gime de licence (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;L'&#233;volution des id&#233;es gr&#226;ce &#224; l'apprentissage par l'erreur est entrav&#233;e par la brevetabilit&#233; des (...)&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#l_evolution_des_idees_grace_a_l_apprentissage_par_l_erreur_est_entravee_par_la_brevetabilite_des_ecrits'&gt;L'&#233;volution des id&#233;es gr&#226;ce &#224; l'apprentissage par l'erreur est (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;les_logiciels_sont_des_ecrits&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Les logiciels sont des &#233;crits&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quiconque a &#233;crit et un programme et un essai litt&#233;raire, sait combien ces exercices sont similaires. Tous deux requi&#232;rent l'utilisation de toute notre habilet&#233;, de tout notre savoir. Tous deux n&#233;cessitent continuellement inventivit&#233; et cr&#233;ativit&#233;. Tous deux imposent des r&#233;visions constantes. Tous deux &#233;voluent dans le temps, en fonction de l'&#233;largissement du champ de nos connaissances. Tous deux sont &#233;crits dans une langue dont le vocabulaire peut &#234;tre combin&#233; d'une infinit&#233; de mani&#232;res. Bien qu'un logiciel soit souvent une m&#233;thode de communication moins directe que la prose, puisqu'il peut y avoir de nombreux interm&#233;diaires entre un programmeur et l'utilisateur final d'une application qui utilise un morceau de son code, il en est de m&#234;me pour d'autres formes d'expression. Au th&#233;&#226;tre, par exemple, les spectateurs ne lisent pas directement le texte de la pi&#232;ce, mais le voient et l'entendent au travers de la prestation d'interm&#233;diaires (les acteurs) ; le texte n'en est pas moins un &#233;crit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ni les essais, ni les logiciels ne sont &#233;crits en portant une attention particuli&#232;re &#224; ce qu'a dit quelqu'un d'autre, et encore moins &#224; ce qu'a d&#233;cid&#233; l'examinateur officiel du bureau des brevets. Tous deux sont plut&#244;t &#233;crits dans la perspective de r&#233;soudre un probl&#232;me particulier ou d'accomplir un objectif important pour l'&#233;crivain. Dans les deux cas, des similitudes avec les travaux d'autres personnes se pr&#233;sentent naturellement &#224; cause des similitudes entre les probl&#232;mes &#233;tudi&#233;s, et non &#224; cause du plagiat des id&#233;es ou de la copie d'autres impl&#233;mentations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La programmation n'est pas plus &#233;sot&#233;rique que le f&#251;t autrefois la prose, ou que l'est encore aujourd'hui la composition musicale. Il y a quelques centaines d'ann&#233;es, l'analphab&#233;tisme &#233;tait courant. Aqu&#233;rir la capacit&#233; d'&#233;crire de la prose n&#233;cessitait un apprentissage. C'est toujours le cas, mais aujourd'hui, on enseigne l'&#233;criture &#224; tout le monde &#224; l'&#233;cole. D'autres formes d'&#233;criture, comme la composition musicale ou le d&#233;veloppement de logiciels, sont consid&#233;r&#233;es optionnelles, mais nous les qualifions n&#233;anmoins d'&#233;criture. M&#234;me si les notes ne chantent pas d'elles-m&#234;mes &#8212; elles doivent &#234;tre jou&#233;es &#8212; nous estimons que la composition musicale est une forme de discours ou d'expression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re similaire, bien qu'un programme doive &#234;tre ex&#233;cut&#233; pour &#234;tre utilis&#233;, avant de pouvoir &#234;tre ex&#233;cut&#233;, il doit &#234;tre &#233;crit. Il y a actuellement des millions de gens aux &#201;tats-Unis qui savent &#233;crire un programme d'ordinateur. Il est absurde de s'attendre &#224; ce que ces millions d'individus entament des recherches sur les brevets existants, ou n'importe quel autre type de recherche, avant de commencer &#224; &#233;crire un programme destin&#233; &#224; r&#233;soudre un probl&#232;me sp&#233;cifique. Si d'autres souhaitent acheter un logiciel, comme il en va de la vente de la prose &#233;crite ou de la musique &#233;crite, aucune restriction bas&#233;e sur l'existence d'un brevet ne devrait entraver la capacit&#233; des auteurs &#224; publier leurs propres &#233;crits. Agir dans le sens d'une telle restriction proc&#233;derait de la confusion entre un piano (qui est brevetable) avec un arrangement de notes sur une partition sp&#233;cifique (qui est effectivement soumise au droit d'auteur, mais non &#224; loi sur les brevets).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re regrettable, les tribunaux ont laiss&#233; l'office des brevets promouvoir la censure de fait du travail de plus d'un million de d&#233;veloppeurs professionnels, et de plusieurs millions d'amateurs. On demande maintenant &#224; ces millions de citoyens de censurer leurs propres &#233;crits, ou de les faire analyser et censurer par des tierces parties ou les tribunaux. Pour chaque brevet logiciel accord&#233;, les auteurs de logiciels doivent donc qu&#233;mander les ayants-droits de leur conc&#233;der &#8212; moyennant finance &#8212; les licences les autorisant &#224; s'exprimer. Les d&#233;tenteurs de ces brevets ne sont par ailleurs en aucun cas oblig&#233;s d'acc&#233;der &#224; ces demandes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La suppression de la libre pens&#233;e et de la libre expression du logiciel (&#233;criture, ou publication) est un mal, m&#234;me si seul un petit nombre d'individus s'en rend compte : &#224; combien se monteront les co&#251;ts si l'on peut recourir sans limite &#224; cette censure insidieuse, d&#233;guis&#233;e sous le nom de &#171; licence de brevet &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re de logiciel, l'attribution par une agence gouvernementale d'un privil&#232;ge exclusif de libert&#233; d'expression, et la stigmatisation de toute expression alternative des m&#234;mes id&#233;es (algorithmes) est intrins&#232;quement pr&#233;judiciable. En effet, cela revient &#224; dire &#171; N'essayez pas de r&#233;soudre des probl&#232;mes et d'inventer des solutions qui vous conviennent ; vous, ou vos programmeurs contractuels, pourriez, ind&#233;pendamment, &#233;crire ou inventer quelque chose que les examinateurs du bureau des brevets auraient plac&#233; sur la Liste des Algorithmes Interdits ; auquel cas, selon leur bon plaisir, ils pourront vous entra&#238;ner dans une proc&#233;dure inquisitoriale co&#251;teuse et traumatisante &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s le Premier amendement, la libert&#233; d'expression, par la parole ou l'&#233;crit, ne peut &#234;tre brim&#233;e par aucune branche du gouvernement ni par aucun repr&#233;sentant accr&#233;dit&#233; du gouvernement. Ceci pr&#233;vaut quelles que soient les intentions, bonnes ou mauvaises, de ceux qui pr&#233;sentent une argumentation contraire.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;la_planification_centralisee_ou_la_soumission_a_un_regime_de_licence_des_bonnes_idees_ne_fonctionnera_pas_pour_le_logiciel&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;La planification centralis&#233;e ou la soumission &#224; un r&#233;gime de licence des bonnes id&#233;es ne fonctionnera pas pour le logiciel&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Exiger des programmeurs qu'ils aient connaissance de tous les brevets potentiellement applicables, revient au m&#234;me qu'exiger des &#233;crivains d'avoir lu toutes les oeuvres litt&#233;raires potentiellement significatives, avant m&#234;me d'envisager de poser leur plume sur le papier. Ce n'est pas possible ; et quand bien m&#234;me, ce ne serait pas d&#233;sirable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dommage principal occasionn&#233; par les brevets logiciels n'est pas pass&#233; ou pr&#233;sent ; il se situe dans l'avenir. Avec l'augmentation du nombre d'oeuvres logicielles et l'utilisation toujours plus large de la Programmation orient&#233;e-objet, des Algorithmes g&#233;n&#233;tiques, des R&#233;seaux de neurones et des techniques d'Ing&#233;nierie logicielle, le volume, la port&#233;e, la complexit&#233; et l'extension des logiciels &#233;crits continueront leur d&#233;veloppement exponentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re concomitante, le pourcentage de tout ce qu'une seule et m&#234;me personne pourra conna&#238;tre par rapport &#224; l'ensemble des connaissances informatiques diminuera exponentiellement. Ceci s'applique aussi bien aux programmeurs, qu'&#224; ceux qui lisent les programmes, aux utilisateurs, et finalement aux examinateurs de brevets. En informatique, aujourd'hui d&#233;j&#224;, personne ne peut conna&#238;tre plus qu'une infime partie de ce qui est non-&#233;vident et innovant ; demain, le probl&#232;me n'en sera que pire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous entrons maintenant dans une &#232;re o&#249; des programmes &#233;crivent et modifient d'autres programmes, o&#249; il sera tout simplement impossible pour quiconque de savoir quels programmes ont &#233;volu&#233;s ou ont &#233;t&#233; automatiquement modifi&#233;s au point de ressembler &#233;troitement &#224; d'autres programmes, innovants ou non. De plus, nouveaux programmes et algorithmes seront &#233;crits au rythme des logiciels s'ex&#233;cutant pour les cr&#233;er et non au rythme des programmeurs humains r&#233;digeant le code ligne par ligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce stade, l'existence de brevets logiciels passera du statut d'improductif &#224; celui d'impossible, comme le reconna&#238;t avec raison une large majorit&#233;. Non seulement, les dispositions relatives aux brevets ne pourront &#234;tre appliqu&#233;es, il sera impossible de s'y conformer. Entre-temps, des soci&#233;t&#233;s r&#233;elles devront payer &#224; des avocats r&#233;els des sommes toujours plus cons&#233;quentes pour tenter d'&#233;viter des poursuites judiciaires, n&#233;gocier des accords de licences crois&#233;es par ailleurs inutiles et perdre continuellement temps, argent et &#233;nergie dans ces activit&#233;s d&#233;fensives d'arri&#232;re-garde, qui n'aporteront strictement rien &#224; la productivit&#233; des &#201;tats-Unis ni au v&#233;ritable fond des logiciels innovants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accorder des brevets logiciels est &#233;quivalent &#224; demander &#224; chaque programmeur de savoir ce que les millions d'autres programmeurs sur Terre sont en train de faire ou ont d&#233;j&#224; accompli. Exiger une telle omniscience de la part des programmeurs est une mani&#232;re &#233;vidente de les forcer &#224; la d&#233;sob&#233;issance civile ; m&#234;me s'ils n'en n'ont pas l'intention, il ne pourra en &#234;tre autrement une fois qu'ils se rendront compte qu'ils violent inconsciemment un nombre croissant de brevets dont ils ne peuvent ad&#233;quatement &#234;tre tenus au courant. Lorsque les lois commencent &#224; dire aux gens de faire des choses impossibles, la d&#233;sob&#233;issance et le non respect de la loi sont une cons&#233;quence in&#233;vitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la seule chose que les brevets logiciels peuvent faire est de construire des barri&#232;res toujours plus arbitraires et co&#251;teuses sur la route du progr&#232;s qui d&#233;coule notamment de l'utilisation des nouveaux outils et techniques pour &#233;crire des logiciels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tant donn&#233; que la promotion de l'innovation est la principale raison d'&#234;tre des brevets, et puisqu'au contraire, en informatique, les brevets contrarient l'innovation et le feront de plus en plus, il est tout-&#224;-fait clair que les brevets ne doivent pas &#234;tre appliqu&#233;s &#224; l'&#233;criture des logiciels. Cette seule raison est d&#233;j&#224; suffisante, ind&#233;pendamment des probl&#232;mes concernant le Premier amendement dont il a &#233;t&#233; question plus haut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des consid&#233;rations similaires peuvent servir d'arguments contre une interpr&#233;tation lib&#233;rale du droit d'auteur, y compris dans les revendications &#233;tendues d'un &#171; environnement graphique &#187; (&lt;i&gt;look and feel&lt;/i&gt;). La t&#226;che de la preuve devrait toujours incomber au d&#233;tenteur des droits, &#233;tablissant clairement qu'il y a eu copie ou ing&#233;nierie inverse. Les programmeurs comme les &#233;crivains ne peuvent en permanence &#234;tre sur le qui-vive de peur qu'un jour quelqu'un puisse essayer de le poursuivre &#224; cause de similitudes partielles ou accidentelles avec d'autres travaux. En l'occurence, une interpr&#233;tation lib&#233;rale du droit d'auteur peut m&#234;me &#234;tre pire que le brevet, parce qu'une revendication d'infraction au droit d'auteur peut &#234;tre soumise par presque n'importe qui et quel que soit le domaine, sans limitation temporelle significative, et sans aucune obligation de d&#233;clarer publiquement &#224; l'avance quels aspects pr&#233;cis du travail sont suffisamment uniques pour pr&#233;tendre &#224; la protection du droit d'auteur. En cons&#233;quence, l'id&#233;e de la protection de droit d'auteur, coh&#233;rente quand il s'agit d'un &#233;crit sp&#233;cifique, devient incoh&#233;rente et requiert de fait une omniscience lorsqu'on l'applique &#224; toutes les variations possibles de travaux &#233;crits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comme cette analyse se focalise sur la loi des brevets et le logiciel, la discussion des dangers de l'interpr&#233;tation du droit d'auteur ne sera pas approfondie dans ce document.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;l_evolution_des_idees_grace_a_l_apprentissage_par_l_erreur_est_entravee_par_la_brevetabilite_des_ecrits&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;L'&#233;volution des id&#233;es gr&#226;ce &#224; l'apprentissage par l'erreur est entrav&#233;e par la brevetabilit&#233; des &#233;crits&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; chaque fois qu'un brevet sera attribu&#233; pour une expression particuli&#232;re d'une id&#233;e en informatique, cela aura un effet dissuasif sur quiconque envisage d'&#233;crire un logiciel pour r&#233;soudre des probl&#232;mes similaires. Il lui faut d&#233;sormais proc&#233;der avec une extr&#234;me prudence, sous peine que ses &#233;crits soient plus tard consid&#233;r&#233;s comme couvrant partiellement le domaine dont la propri&#233;t&#233; exclusive a &#233;t&#233; attribu&#233; au d&#233;tenteur du brevet ; ceci, m&#234;me si son expression a &#233;t&#233; d&#233;duite ind&#233;pendamment et m&#234;me si c'est une meilleure solution au m&#234;me probl&#232;me. &#201;tant donn&#233; l'impr&#233;dictabilit&#233; manifeste des d&#233;cisions de justice, nombreux sont ceux qui d&#233;cideront prudemment de ne pas innover dans des domaines pour lesquels un brevet a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; attribu&#233;. Ceci est un moyen plut&#244;t pervers d'encourager l'inventivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le favoritisme d'un gouvernement envers des inventions logicielles &#171; non &#233;videntes &#187; (c-&#224;-d importantes) est comme le favoritisme du gouvernement envers des &#233;crits religieux particuliers ou des produits commerciaux sp&#233;cifiques : c'est intrins&#232;quement une mauvaise id&#233;e. L'id&#233;e selon laquelle les &#233;crits de quelqu'un en particulier &#224; propos d'un certain sujet seront certifi&#233;s par la branche ex&#233;cutive du gouvernement, tandis que toutes les autres expressions seront supprim&#233;es, appara&#238;trait tr&#232;s &#233;trange aux fondateurs de la constitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme dans une oeuvre de fiction, la valeur d'un logiciel sophistiqu&#233; ne r&#233;side pas dans la simple id&#233;e de l'intrigue, mais dans la trame complexe du r&#233;cit. Seuls ceux peu familiers des sentiments exacerb&#233;s, croyances et pr&#233;f&#233;rences qui existent chez les programmeurs &#224; propos des diff&#233;rentes expressions des &#171; m&#234;mes &#187; id&#233;es informatiques, peuvent croire que ces diff&#233;rences sont futiles pour ceux qui &#233;crivent des logiciels, ou ceux qui utilisent des logiciels &#233;crits par d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginez que, pendant 17 ans, il ne soit permis qu'&#224; un seul auteur d'&#233;crire des histoires dont la ligne directrice serait &#171; un gar&#231;on rencontre une fille, la fille quitte le gar&#231;on, le gar&#231;on regagne le coeur de la fille &#187;. Ou qu'un jour, un quelconque consortium d'artistes ait invent&#233; le rock and roll ou les quatuors &#224; cordes (et ait produit une premi&#232;re &#171; r&#233;duction pour entra&#238;nement &#187;) : personne d'autre ne pourrait &#233;crire de musique dans ce style pendant 17 ans sans leur permission. Ou encore qu'une fois que le premier math&#233;maticien aurait invent&#233; une technique pour diviser les nombres, tous les autres math&#233;maticiens devraient pendant 17 ans qu&#233;mander la permission d'inventer leurs propres techniques, de peur de r&#233;inventer accidentellement ce qu'un autre a pu imaginer avant eux. Dans tous ces exemples, imaginez l'arrogance de la personne revendiquant le droit de tra&#238;ner devant les tribunaux, pour les faire condamner, tous ceux qui choisissent de penser par eux-m&#234;mes et d'&#233;crire de mani&#232;re ind&#233;pendante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute assertion d&#233;fendant le droit d'un individu ou d'une organisation &#224; &#233;tablir l'exclusivit&#233; sur l'utilisation ou la sp&#233;cialisation d'id&#233;es abstraites &#8212; &#233;videntes ou non, importantes ou non &#8212; concr&#233;tis&#233;e dans une oeuvre de prose, musique, math&#233;matique ou informatique, devrait troubler la conscience de quiconque dont le travail cr&#233;atif est bas&#233; pour tout ou partie, comme c'est n&#233;cessairement le cas, sur des id&#233;es ou des techniques d&#233;couvertes et d&#233;velopp&#233;es par d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Perverse est la notion selon laquelle meilleure est l'id&#233;e, plus justifi&#233; est le choix d'accorder &#224; son auteur un monopole sur toutes ses expressions possibles. Ce sont pr&#233;cis&#233;ment les id&#233;es les plus importantes qui m&#233;ritent l'exploration la plus compl&#232;te et vari&#233;e. Plus important ou innovant est le champ d'application, plus il est important d'&#233;viter le favoritisme ou la censure de la part gouvernement de la pens&#233;e et de l'expression. Ne laisser le gouvernement attribuer un monopole que pour les id&#233;es nouvelles les plus importantes (&#171; non &#233;videntes &#187;) ne rend pas le syst&#232;me meilleur mais pire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus d'&#234;tre pr&#233;judiciable &#224; la libert&#233; d'expression et d'exp&#233;rimentation avec les id&#233;es exprim&#233;es par d'autres, les brevets logiciels sont &#233;galement inutiles. Comme pour n'importe quel roman ou film un tant soit peu complexe, des logiciels cons&#233;quents atteignent un niveau de complexit&#233; et de d&#233;tail significatifs. Hormis la copie directe, qui peut et doit &#234;tre emp&#234;ch&#233;e gr&#226;ce &#224; la l&#233;gislation sur le droit d'auteur, l'expertise et l'intelligence que n&#233;cessitent la cr&#233;ation et l'am&#233;lioration continuelle d'un logiciel sophistiqu&#233; procurent une protection naturelle contre les concurrents potentiels ; ceux qui investissent dans l'&#233;criture de tels logiciels ma&#238;trisent les arcanes du probl&#232;me qu'ils essaient de r&#233;soudre, bien mieux que ne le pourrait un pur copieur. Demander plus de protection, c'est cependant trop demander. Dans toutes les d&#233;marches qui jalonne la vie, on fait des investissements que l'on aimerait pouvoir prot&#233;ger. Mais quand la protection de quelques uns impose l'acquittement d'un droit d'entr&#233;e aux autres, nous devrions toujours nous r&#233;soudre &#224; l'abstinence. Un logiciel assez complexe et original pour m&#233;riter la protection d'un brevet n'en a pas besoin ; et un logiciel tellement simple qu'il a besoin de cette protection, ne la m&#233;rite pas. Comme dans le cas de la censure religieuse du dix-septi&#232;me si&#232;cle, la question s'&#233;carte ici des intentions initiales (les brevets logiciels en tant que stimulants de la cr&#233;ativit&#233;, etc.), mais plut&#244;t, comment nous pouvons &#233;liminer une erreur dangereuse mais &#233;vitable : un syst&#232;me de licence restrictive pour les logiciels ; et comment nous pouvons, au contraire, r&#233;tablir la totale libert&#233; d'expression dans l'&#233;criture et la publication des programmes informatiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.philsalin.com/patents.html" class="spip_out"&gt;Article original de Phil Salin (15/07/91)&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Racket : les brevets logiciels ont leurs &#171; trolls &#187;</title>
		<link>http://old.ffii.fr/Racket-les-brevets-logiciels-ont</link>
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		<dc:date>2005-01-14T21:49:20Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rald S&#233;drati-Dinet (gibus)</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Certaines entreprises ont pour mod&#232;le d'affaires la production de plaintes judiciaires et non de produits. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au d&#233;triment du reste de l'&#233;conomie, certaines entreprises ont fait de la mise en application des brevets leur activit&#233; principale ou leur objectif d'affaires exclusif. En d'autres termes : ils produisent des plaintes judiciaires sur des brevets au lieu de v&#233;ritables produits. Eolas a fait les grands titres avec une premi&#232;re d&#233;cision de justice qui condamnait Microsoft &#224; verser environ 500 (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://old.ffii.fr/Analyses-generales" rel="directory"&gt;Analyses g&#233;n&#233;rales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Certaines entreprises ont pour mod&#232;le d'affaires la production de plaintes judiciaires et non de produits.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;triment du reste de l'&#233;conomie, certaines entreprises ont fait de la mise en application des brevets leur activit&#233; principale ou leur objectif d'affaires exclusif. En d'autres termes : ils produisent des plaintes judiciaires sur des brevets au lieu de v&#233;ritables produits. Eolas a fait les grands titres avec une premi&#232;re d&#233;cision de justice qui condamnait Microsoft &#224; verser environ 500 millions d'euros d'indemnit&#233;s &#224; cette entreprise compos&#233;e d'une seule personne. Il existe une autre forme de profiteurs de brevets : des entreprises qui poss&#232;dent quelques brevets, vestiges d'un pass&#233; plus glorieux. Un c&#233;l&#232;bre exemple est Unisys, qui &#233;tait une entreprise informatique tr&#232;s importante mais qui, depuis, a perdu de sa pertinence. Son d&#233;partement juridique, qui &#233;tait assis sur des brevets relatifs au populaire format de fichier graphique GIF, a d&#233;pass&#233; le d&#233;partement des ventes en termes de capacit&#233; &#224; g&#233;n&#233;rer de nouvelles affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela donne &#233;videmment des raisons de s'inqui&#233;ter s&#233;rieusement qu'il n'y ait une tendance irr&#233;sistible &#224; l'industrialisation des b&#233;n&#233;fices tir&#233;s des brevets. Avec Acacia et Forgent, le monde a maintenant deux entreprises commerciales de notori&#233;t&#233; publique, chacune d'elles ayant des millions d'euros en banque, qui g&#233;n&#232;rent la majeure partie de leur revenus en appliquant des brevets. Acacia ne fait qu'acqu&#233;rir et commercialiser des brevets. Forgent a un petit commerce de publication de logiciels mais les 90% de ses revenus proviennent de l'application de brevets. Le brevet principal de Forgent concerne une technique qui est utilis&#233;e en rapport avec le format de fichier graphique JPG.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Grove, [pr&#233;sident] d'Intel, ridiculise de tels d&#233;tenteurs de brevets pour leur manque d'int&#233;r&#234;t &#224; produire des biens avec leurs inventions en faveur d'une demande de r&#233;mun&#233;ration pour des concessions de licences &#224; d'autres. &#171; On les appelle des trolls &#187;, a-t-il dit.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;The Washington Post&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les entreprises de ce genre non seulement font valoir ces brevets contre les &#233;diteurs de logiciels mais &#233;galement contre les utilisateurs. Par exemple, Acacia a pris l'initiative de r&#233;clamer &#224; chaque universit&#233; des &#201;tats-Unis 5 000 dollars si elles offraient des services d'enseignement &#224; distance avec de la diffusion en continu (streaming) de vid&#233;o sur Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y aurait rien de condamnable dans ce concept si les entreprises en question &#233;taient des innovateurs majeurs qui &#233;pargnaient aux autres l'effort de r&#233;inventer la roue. Malheureusement, ce n'est pas le cas. La seule raison pour laquelle des entreprises pourraient &#234;tre forc&#233;es de payer ces profiteurs et racketteurs est que ces derniers &#233;taient les premiers &#224; enregistrer une id&#233;e. La valeur d'un brevet est d'autant plus importante pour ces profiteurs et racketteurs que sa port&#233;e est large. Toutefois, si elle est tr&#232;s &#233;tendue, une protection par un brevet n'aurait jamais d&#251; &#234;tre accord&#233;e. Ainsi, la mani&#232;re dont se d&#233;roule le jeu est que les avocats sp&#233;cialis&#233;s en brevets font de longues descriptions d'id&#233;es simples de mani&#232;re &#224; ce que des choses triviales et de large port&#233;e aient l'air impressionnantes aux yeux des examinateurs de brevets. Certains brevets se composent d'une douzaine de pages ou plus mais peuvent &#234;tre &#171; viol&#233;s &#187; par une seule ligne de code de programmation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les brevets logiciels en Europe : un rapide &#233;tat des lieux</title>
		<link>http://old.ffii.fr/Les-brevets-logiciels-en-Europe-un-rapide-etat-des-lieux</link>
		<guid isPermaLink="true">http://old.ffii.fr/Les-brevets-logiciels-en-Europe-un-rapide-etat-des-lieux</guid>
		<dc:date>2004-12-22T22:40:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rald S&#233;drati-Dinet (gibus), Rene Paul Mages (ramix)</dc:creator>


		<dc:subject>article long</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;FFII Groupe de Travail sur les Brevets Logiciels Contact : contact ffii.fr 22 Septembre 2004 &lt;br class='autobr' /&gt; Qu'est-ce qu'un brevet logiciel ? G&#233;n&#233;ralit&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour faire simple, les brevets logiciels sont des brevets qui concernent les programmes d'ordinateurs. Ils permettent &#224; leur propri&#233;taire d'interdire &#224; d'autres personnes de les utiliser ou de les commercialiser. Voici quelques exemples de brevets logiciels europ&#233;ens d&#233;j&#224; accord&#233;s, mais pas encore en date de pouvoir &#234;tre appliqu&#233;s : EP807891 : un brevet sur les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://old.ffii.fr/Analyses-generales" rel="directory"&gt;Analyses g&#233;n&#233;rales&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://old.ffii.fr/long" rel="tag"&gt;article long&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;FFII Groupe de Travail sur les Brevets Logiciels&lt;br class='manualbr' /&gt;Contact : &lt;a href=&#034;#&#034; title=&#034;contact..&#229;t..ffii.fr&#034; onclick=&#034;location.href=lancerlien('contact,6a28b5691d44d,ffii.fr',',6a28b5691d44d,'); return false;&#034; class='spip_mail'&gt;contact&lt;span class='mcrypt'&gt; &lt;/span&gt;ffii.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;22 Septembre 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Qu'est-ce qu'un brevet logiciel ?&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#qu_est_ce_qu_un_brevet_logiciel'&gt;Qu'est-ce qu'un brevet logiciel ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;A quoi servent les brevets logiciels ?&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#a_quoi_servent_les_brevets_logiciels'&gt;A quoi servent les brevets logiciels ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Quel est le probl&#232;me avec les propositions de la Commission et du Conseil ?&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#quel_est_le_probleme_avec_les_propositions_de_la_commission_et_du_conseil'&gt;Quel est le probl&#232;me avec les propositions de la Commission et du (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Que voulons-nous ?&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#que_voulons_nous'&gt;Que voulons-nous ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Quelques &#233;tudes et opinions &#224; propos des brevets logiciels&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#quelques_etudes_et_opinions_a_propos_des_brevets_logiciels'&gt;Quelques &#233;tudes et opinions &#224; propos des brevets logiciels&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Historique de la directive&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#historique_de_la_directive'&gt;Historique de la directive&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;R&#233;f&#233;rences&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#references'&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;qu_est_ce_qu_un_brevet_logiciel&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Qu'est-ce qu'un brevet logiciel ?&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;G&#233;n&#233;ralit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pour faire simple, les brevets logiciels sont des brevets qui concernent les programmes d'ordinateurs. Ils permettent &#224; leur propri&#233;taire d'interdire &#224; d'autres personnes de les utiliser ou de les commercialiser. Voici quelques exemples de brevets logiciels europ&#233;ens d&#233;j&#224; accord&#233;s, mais pas encore en date de pouvoir &#234;tre appliqu&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; EP807891 : un brevet sur les cartes de cr&#233;dit &#233;lectroniques. Ce brevet couvre tous les programmes d'ordinateur contenant la fonctionalit&#233; qui permet &#224; un utilisateur de payer plusieurs articles choisis dans un magasin en ligne, au lieu de payer &#224; chaque fois qu'il choisit des articles sur une page web du magasin. Ce brevet a &#233;t&#233; accord&#233; &#224; la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine Sun Microsystem.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; EP933892 : un brevet sur la distribution de signaux vid&#233;o sur un r&#233;seau pour une restitution en temps-r&#233;el &#224; l'utilisateur final. Ce brevet couvre tous les programmes d'ordinateur qui peuvent t&#233;l&#233;charger des signaux vid&#233;o et les restituer sur demande de l'utilisateur. Ce brevet a &#233;t&#233; accord&#233; &#224; la compagnie am&#233;ricaine Greenwich Tech.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; EP986016 : un brevet sur la fourniture d'informations commerciales &#224; un consommateur qui le demande. Ce brevet couvre tous les programmes connect&#233;s &#224; une base de donn&#233;es contenant des offres commerciales de revendeurs et de fabricants, et qui envoient ces offres aux consommateurs qui le demandent. On peut donc contourner ce brevet en spammant les offres. Ce brevet a &#233;t&#233; accord&#233; &#224; la compagnie am&#233;ricaine Catalina Marketing Int.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont juste quelques exemples parmi plus de 30000 brevets logiciels europ&#233;ens d&#233;j&#224; accord&#233;s contre la lettre et l'esprit de la loi. On peut en trouver vingt autres sur notre boutique web brevet&#233;e illustr&#233;e sur :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href='http://old.ffii.fr/Boutique-web-europeenne-brevetee' class='spip_in'&gt;Boutique web europ&#233;enne brevet&#233;e&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Juridiquement&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Juridiquement, un brevet logiciel peut &#234;tre obtenu s'il est formul&#233; de deux mani&#232;res :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; En se servant de revendications de proc&#233;d&#233;. En 1986, l'Office europ&#233;en des brevets (OEB) a commenc&#233; &#224; accorder des brevets contenant des brevets logiciels masqu&#233;s sous des revendications de proc&#233;d&#233; (normalement utilis&#233;es pour faire breveter la mani&#232;re de faire quelque chose, par exemple une nouvelle mani&#232;re de produire une r&#233;action chimique). Ils sont typiquement formul&#233;s de la fa&#231;on suivante :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Proc&#233;d&#233; pour [utilisant un ordinateur, un clavier, un &#233;cran, un disque dur,...], caract&#233;ris&#233; par [tout ce qu'on veut faire breveter dans la cat&#233;gorie des programmes d'ordinateur].&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Les brevets accord&#233;s sur cette base sont consid&#233;r&#233;s comme hypoth&#233;tiques, parce que le programme lui-m&#234;me, une fois distribu&#233; sur un disque ou par l'interm&#233;diaire d'internet ne constitue pas un proc&#233;d&#233; et n'est ainsi couvert par aucun brevet. La simple ex&#233;cution et utilisation de celui-ci &#233;tant alors consid&#233;r&#233;es comme une infraction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final cependant, il n'en reste pas moins que toute utilisation pratique d'un programme d'ordinateur (&#224; savoir son ex&#233;cution sur ordinateur) sera couverte par un brevet de ce genre, malgr&#233; le fait qu'ils sont exclus de la brevetabilit&#233; par la loi.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; En utilisant des revendications de programme. De telles revendications ont &#233;t&#233; accord&#233;es par l'OEB depuis 1998 et sont typiquement formul&#233;es de cette mani&#232;re : (exemple du brevet logiciel europ&#233;en EP1073245 accord&#233;, pour une m&#233;thode d'&#233;valuation du nombre de visites des pages Web)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; 17. Programme d'ordinateur pour l'application d'une m&#233;thode selon l'une des revendications quelconques de 2 &#224; 12 [...]&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 18. Programme d'ordinateur selon la revendication 17, enregistr&#233;e sur un support lisible par ordinateur&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cas, tous les programmes d'ordinateur qui ex&#233;cutent ce qui est d&#233;crit dans les revendications du brevet sont sous le joug d'un monopole. Alors que ce genre de revendications est sens&#233; seulement couvrir le programme d'ordinateur en question, elles sont en fait des revendications sur des &#171; programmes d'ordinateurs en tant que tels &#187;, ce qui est en contradiction litt&#233;rale avec la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est comme si au lieu de monopoliser une r&#233;action chimique, on monopolisait &#171; un livre, un document &#233;lectronique ou tout autre support d'information d&#233;crivant comment ex&#233;cuter la r&#233;action chimique &#224; partir de la revendication 1 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, non seulement l'utilisation, mais aussi la publication et la distribution de tels programmes sont interdits par le d&#233;tenteur du brevet (tout comme dans le cas d'une r&#233;action chimique, quelqu'un pourrait interdire aux autres non seulement de produire la r&#233;action chimique mais &#233;galement de diffuser la description de son fonctionnement).&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;a_quoi_servent_les_brevets_logiciels&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;A quoi servent les brevets logiciels ?&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Qu'est-ce qu'un logiciel ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Un logiciel est simplement la description de quelque chose (ce n'est que du texte dans une certaine langue apr&#232;s tout) et les brevets logiciels permettent &#224; quelqu'un de monopoliser tout ce qui est d&#233;crit dedans (par exemple, acheter des choses sur internet - EP0803105). La v&#233;ritable impl&#233;mentation/description est d&#233;j&#224; prot&#233;g&#233;e par le droit d'auteur et c'est comme &#231;a que les entreprises, comme les individus, ont, jusqu'&#224; maintenant, prot&#233;g&#233; avec succ&#232;s leurs investissements dans le d&#233;veloppement logiciel.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Inventions mises en oeuvres par ordinateur&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;On a pas besoin de brevets sur &#171; les inventions mises en oeuvre par ordinateur &#187; pour maintenir la brevetabilit&#233; sur les vraies inventions, quand elles sont d&#233;crites par l'interm&#233;diaire d'un logiciel. Un programme d'ordinateur est juste un manuel d'utilisation exprim&#233; dans une langue susceptible d'&#234;tre interpr&#234;t&#233; par une machine. Un programme d'ordinateur ex&#233;cut&#233; par un ordinateur qui dirige l'&#233;quipement du laboratoire afin d'ex&#233;cuter une r&#233;action chimique est fonctionnellement identique &#224; un manuel technique d&#233;crivant la m&#234;me chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la r&#233;action chimique peut &#234;tre brevetable, le manuel technique ne le peut pas et sa publication ne peut pas constituer une violation de brevet. De plus, le fait que la r&#233;action chimique soit d&#233;crite par des mots dans un livre ne rend pas la r&#233;action chimique elle-m&#234;me non brevetable. C'est pour cela que des r&#232;gles ont &#233;t&#233; &#233;tablies pour la brevetabilit&#233; concernant les logiciels dans la Convention sur le brevet europ&#233;en (CBE) de 1973 : les r&#233;alisations d&#233;crites par l'interm&#233;diaire des logiciels sont brevetables mais le fait qu'un logiciel soit utilis&#233; pour les d&#233;crire n'a aucune influence sur leur brevetabilit&#233; et le logiciel lui-m&#234;me en est exclu.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Brevets logiciels&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;On a seulement besoin des brevets logiciels (ou des brevets sur les &#171; inventions mises en oeuvre par ordinateur &#187; comme ils sont d&#233;finis par la proposition de la Commission) dans l'intention de breveter des r&#233;alisations jusqu'alors inbrevetables, comme des algorithmes math&#233;matiques ou des m&#233;thodes d'affaires. Avec les programmes d'ordinateur, ce sont toutes des r&#233;alisations qui sont actuellement exclues du champ de la brevetabilit&#233; par la CBE. Les brevets logiciels sont utilis&#233;s pour venir &#224; bout de ces exclusions, en contradiction directe avec la loi.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;quel_est_le_probleme_avec_les_propositions_de_la_commission_et_du_conseil&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Quel est le probl&#232;me avec les propositions de la Commission et du Conseil ?&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les brevets logiciels introduits par la Commission permettent d'en finir avec la CBE en pr&#233;tendant qu'&#171; un programme d'ordinateur ex&#233;cut&#233; par un ordinateur &#187; n'est pas la m&#234;me chose qu'&#171; un programme en tant que tel &#187;. Le r&#233;sultat final, c'est qu'on peut faire breveter toutes les applications utiles d'un programme (ex&#233;cut&#233; par un ordinateur) sous forme de revendication de proc&#233;d&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La version du Conseil va encore plus loin et implique que l'exclusion de la brevetabilit&#233; des &#171; programmes d'ordinateur en tant que tels &#187; signifie seulement qu'on ne peut pas breveter le code source des diff&#233;rents programmes d'ordinateur. Cette interpr&#233;tation n'a pas de sens, parce que la protection ainsi obtenue serait inf&#233;rieure &#224; celle d&#233;j&#224; offerte par le droit d'auteur et de plus, co&#251;terait de l'argent (contrairement &#224; la protection par le droit d'auteur, qui est automatique et gratuite).&lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233;anmoins, le Conseil a utilis&#233; cet argument pour justifier l'introduction des revendications de programme dans cette version de la directive et est ainsi all&#233; encore plus loin que la Commission.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Exemples d'articles nuisibles et/ou ambig&#252;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Tous les articles mentionn&#233;s ci-dessous se rapportent &#224; la version du Conseil du 18 mai 2004 (disponibles sur &lt;a href='http://old.ffii.fr/2004-05-18-Accord-politique-du-Conseil-de-l-Union-europeenne' class='spip_in'&gt;2004-05-18 Accord politique du Conseil de l'Union europ&#233;enne&lt;/a&gt;), mais les deux derniers sont s&#233;mantiquement identiques &#224; la version de la Commission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article 5.2 : Revendication de programme&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q&gt;Une revendication pour un programme d'ordinateur, seul ou sur support, n'est autoris&#233;e que si ce programme, lorsqu'il est charg&#233; et ex&#233;cut&#233; dans un ordinateur, un r&#233;seau informatique programm&#233; ou un autre appareil programmable, met en oeuvre un produit ou un proc&#233;d&#233; revendiqu&#233; dans la m&#234;me demande de brevet, conform&#233;ment au paragraphe 1.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article introduit les revendications de programme. M&#234;me si le reste de la directive exclut les logiciels de la brevetabilit&#233;, ce seul paragraphe est capable de tout retourner. Il permet de breveter les programmes d'ordinateurs &#171; en tant que tels &#187;, &#224; partir du moment o&#249; ils d&#233;crivent une chose revendiqu&#233;e ailleurs dans le brevet. Notez la double n&#233;gation et le fait que la condition &#171; que si &#187; pourra toujours &#234;tre remplie en utilisant la revendication de proc&#233;d&#233; appropri&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article 4 bis : Programme d'ordinateur en tant que tel&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
1. &#171; Un programme d'ordinateur en tant que tel ne peut constituer une invention brevetable. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
2. &#171; . . .inventions consistant en des programmes d'ordinateur, qu'ils soient exprim&#233;s en code source, en code objet ou sous toute autre forme. . . &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ensemble, ces deux modifications introduites par la Commission pendant la session du Conseil du 18 mai 2004, impliquent que l'exclusion &#171; d'un programme d'ordinateur en tant que tel &#187; de la brevetabilit&#233; dans la CBE ne concerne que le code source ou le code d'objet des diff&#233;rents programmes d'ordinateur et non les programmes d'ordinateur en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intention des auteurs de la CBE serait de dire que Microsoft Word XP, par exemple, n'est pas brevetable, mais qu'on pourrait faire breveter le principe des &#171; traitements de texte &#187; (&#224; partir du moment o&#249; c'est nouveau et non-&#233;vident quand le brevet vient &#224; &#234;tre demand&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article 4 bis (2) : Autres effets techniques&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q&gt;Une invention mise en oeuvre par ordinateur n'est pas consid&#233;r&#233;e comme apportant une contribution technique simplement parce qu'elle implique l'utilisation d'un ordinateur, d'un r&#233;seau ou d'un autre appareil programmable. En cons&#233;quence, ne sont pas brevetables les inventions consistant en des programmes d'ordinateur, qu'ils soient exprim&#233;s en code source, en code objet ou sous toute autre forme, qui mettent en oeuvre des m&#233;thodes pour l'exercice d'activit&#233;s &#233;conomiques, des m&#233;thodes math&#233;matiques ou d'autres m&#233;thodes, si ces inventions ne produisent pas d'effets techniques au-del&#224; des interactions physiques normales entre un programme et l'ordinateur, le r&#233;seau ou un autre appareil programmable sur lequel celui-ci est ex&#233;cut&#233;.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article codifie &#171; la doctrine de l'effet technique suppl&#233;mentaire &#187; de l'OEB, que l'OEB a lui-m&#234;me admise &#234;tre confuse, ind&#233;sirable, et servant de bouche-trou jusqu'&#224; ce que les brevets sur le logiciel en tant que tel soient l&#233;galis&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir note 1 en page 5 de http://www.trilateral.net/projects/other_project/busine' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article 2 : Mise en oeuvre des inventions papier et crayon&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
a) &#171; invention mise en oeuvre par ordinateur &#187; d&#233;signe toute invention dont l'ex&#233;cution implique l'utilisation d'un ordinateur, d'un r&#233;seau informatique ou d'un autre appareil programmable, l'invention pr&#233;sentant une ou plusieurs caract&#233;ristiques qui sont r&#233;alis&#233;es totalement ou en partie par un ou plusieurs programmes d'ordinateur ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;b) &#171; contribution technique &#187; d&#233;signe une contribution &#224; l'&#233;tat de l'art dans un domaine technique, qui est nouvelle et non &#233;vidente pour une personne du m&#233;tier. La contribution technique est &#233;valu&#233;e en prenant en consid&#233;ration la diff&#233;rence entre l'&#233;tat de l'art et l'objet de la revendication de brevet consid&#233;r&#233; dans son ensemble qui doit comprendre des caract&#233;ristiques techniques, qu'elles soient ou non accompagn&#233;es de caract&#233;ristiques non techniques.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les probl&#232;mes avec cet article sont multiples :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#171; Un programme d'ordinateur ex&#233;cut&#233; par un ordinateur &#187; satisfait &#224; la d&#233;finition d' &#171; invention mise en oeuvre par ordinateur &#187;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La d&#233;finition de la &#171; contribution technique &#187; est exprim&#233;e de fa&#231;on ambig&#252;e et peut &#234;tre interpr&#233;t&#233;e de mani&#232;re &#224; englober les dispositifs non techniques (sachant que &#171; l'objet de la revendication de brevet consid&#233;r&#233; dans son ensemble &#187; doit comprendre des dispositifs techniques, ce qui sera r&#233;alis&#233; simplement en mentionnant quelque part l'utilisation d'un ordinateur).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le mot &#171; technique &#187; n'est d&#233;fini nulle part, pourtant toutes les fronti&#232;res de la brevetabilit&#233; s'articulent autour de ce terme. Tout et n'importe quoi, fait sur un ordinateur, a donc un &#171; caract&#232;re technique &#187; selon l'OEB mais il n'y a rien dans ces d&#233;finitions (ni dans l'article 4) qui puisse contredire cette interpr&#233;tation.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment, la Chambre de recours de l'OEB a poursuivi la m&#234;me fa&#231;on de raisonner et a indiqu&#233; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir page 16 de http://legal.european-patent-office...' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q&gt;La Chambre de recours est consciente que son interpr&#233;tation relativement large du terme &#171; invention &#187; dans l'article 52 (1) CBE inclura des activit&#233;s qui sont si famili&#232;res que leur aspect technique tend &#224; &#234;tre sous-estim&#233;, comme l'acte d'&#233;crire en utilisant du papier et un crayon.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proposition du Conseil implique que ce genre de &#171; logique &#187; est une r&#233;interpr&#233;tation valide de la loi. Combien de temps nous reste t-il avant que l'on s'attende &#224; voir une autre proposition de directive, cette fois concernant la brevetabilit&#233; &#171; des inventions mise en oeuvre avec du papier et un crayon &#187;, dans l'intention de &#171; codifier le statu quo &#187; et pour &#171; emp&#234;cher une autre d&#233;rive vers le mod&#232;le am&#233;ricain du tout-breveter &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;que_voulons_nous&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Que voulons-nous ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On peut trouver ci-dessous quelques points et articles essentiels. Plus d'informations sur le sujet sont disponibles sur &lt;a href='http://old.ffii.fr/Interets-de-la-FFII-concernant-la-directive-de-l-UE-sur-les-brevets-logiciels' class='spip_in'&gt;Int&#233;r&#234;ts de la FFII concernant la directive de l'UE sur les brevets logiciels&lt;/a&gt;. La version de la directive approuv&#233;e par le Parlement europ&#233;en en premi&#232;re lecture peut &#234;tre consult&#233;e &#224; cette adresse : &lt;a href='http://old.ffii.fr/2003-09-24-Proposition-du' class='spip_in'&gt;2003-09-24 Proposition du Parlement europ&#233;en en 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;re&lt;/sup&gt; lecture (version finale)&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Les exclusions de la brevetabilit&#233; qui peuvent aider &#224; &#171; harmoniser le statu quo &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons accepter &#224; peu pr&#232;s n'importe quelle directive, tant qu'elle r&#233;side seulement dans des exclusions claires et simples de la brevetabilit&#233;. L'article 52(2) CBE se compose de telles exclusions. Il exprime dans des termes clairs et simples ce qui n'est pas une invention au sens du droit des brevets (par exemple : les programmes d'ordinateurs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne pouvons pas accepter de langage inclusif, tel que &#171; X devrait &#234;tre brevetable &#187; dans lequel X n'est pas &#224; son tour d&#233;limit&#233; par des exclusions claires et simples. Le langage dans le style de celui du conseil, du type &#171; X ne devrait pas &#234;tre brevetable, que si [condition qui est toujours v&#233;rifi&#233;e] &#187; est encore moins acceptable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 2 (tous les paragraphes) du Parlement europ&#233;en se charge de d&#233;finire de telles exclusions de mani&#232;re claire et simple.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Libert&#233; de Publication&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le premier int&#233;r&#234;t de ceux que nous d&#233;fendons est de manitenir le logiciel exempt de tout brevet, r&#233;gi uniquement par le droit d'auteur. C'est-&#224;-dire, m&#234;me s'il existe des brevets sur les fameux &#171; syst&#232;me anti-blocage (ABS) &#187;, &#171; machine &#224; laver &#187;, &#171; aspirateur intelligent &#187;, etc., ils ne doivent s'appliquer qu'aux fabricants et usagers de ces &#233;quipements, pas aux gens qui cr&#233;ent ou fournissent des logiciels (= des logiques de contr&#244;le, comparables &#224; des notices d'utilisation) pour ces &#233;quipements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement europ&#233;en a r&#233;pondu &#224; cette demande avec l'article 7 (paragraphes 1 &#224; 3).&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Libert&#233; d'utiliser des ordinateurs au bureau et dans des environnements connect&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Nous ne pouvons pas accepter de restrictions quant &#224; l'utilisation d'&#233;quipements qui ne sont que des ordinateurs &#224; usage g&#233;n&#233;rique. Le Parlement a r&#233;solu ce probl&#232;me par un &#233;nonc&#233; clair et simple d'exclusion dans l'esprit de l'article 52 de la CBE, en d&#233;clarant que l'informatique n'appartient pas au domaine des technologies (article 3). En m&#234;me temps, cet article garantit la conformit&#233; &#224; l'accord ADPIC.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Libert&#233; d'interop&#233;rabilt&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Dans leur article 6, la Commission et le Conseil garantissent le droit d'ing&#233;nierie inverse des techniques brevet&#233;es (qui ne peut donc pas &#234;tre interdite par l'utilisation d'un brevet en premier lieu), mais pas celui de profiter de la connaissance qui &#233;mane de ce processus (que le brevet interdit) &#224; n'importe quelle fin que ce soit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'interop&#233;rabilit&#233; &#8212; c'est &#224; dire la possibilit&#233; d'&#233;changer de l'information avec d'autres programmes et syst&#232;mes &#8212; est pourtant extr&#234;mement importante dans l'informatique. Ne serait-ce qu'au regard de l'Internet, constitu&#233; d'un tr&#232;s grand nombre de syst&#232;mes de types diff&#233;rents qui doivent &#234;tre tous capables de communiquer entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, permettre l'utilisation des brevets pour interdire la conversion des normes de communication est tr&#232;s nocif dans un tel environnement. L'article 9 du Parlement europ&#233;en prend soin de ce probl&#232;me, bien que sa formulation pourrait &#234;tre chang&#233;e &#233;tant donn&#233; qu'elle s'applique seulement &#224; l'interop&#233;rabilit&#233; au lieu de s'ouvrir &#224; tous les &#171; buts significatifs &#187; (comme cela a &#233;t&#233; sugg&#233;r&#233; par le Luxembourg au Conseil).&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;quelques_etudes_et_opinions_a_propos_des_brevets_logiciels&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Quelques &#233;tudes et opinions &#224; propos des brevets logiciels&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce qui suit est une rapide vue d'ensemble sur les &#233;tudes faites et les avis &#233;mis sur les brevets logiciels. Une liste plus exhaustive se trouve &#224; l'adresse : &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/xatra/cons0406/parl/#ezt02&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;http://swpat.ffii.org/xatra/cons0406/parl/#ezt02&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Regard empirique sur les brevets logiciels [BEH03]&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&#201;tude empirique de l'effet des brevets logiciels sur l'investissement dans l'innovation :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; les brevets logiciels ont conduit aux &#201;tats-Unis &#224; un transfert des ressources de la R&amp;D vers des activit&#233;s li&#233;es au brevetage ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; plus de brevets a conduit &#224; moins d'innovation m&#234;me au sein des entreprises qui brevetaient le plus ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la plupart des brevets logiciels sont d&#233;tenus par de grosses entreprises de mat&#233;riel et sont obtenus pour des raisons strat&#233;giques plut&#244;t que pour emp&#234;cher l'imitation de produits ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les brevets g&#234;nent l'innovation au lieu de l'encourager dans des domaines o&#249; la majeure partie de l'innovation est incr&#233;mentale, tels que le d&#233;veloppement de logiciels.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Innovation en Allemagne - Ouverture [DBR04]&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Rapport de la Deutsche Bank pour le gouvernement allemand sur les moyens de favoriser l'innovation :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#171; Il n'est pas toujours plus avantageux d'avoir une plus forte protection de la Propri&#233;t&#233; intellectuelle (PI). Il y a des chances pour que les brevets sur les logiciels, qui sont une pratique courante aux USA et en passe d'&#234;tre l&#233;galis&#233;s en Europe, &#233;touffent en fait l'innovation. L'Europe pourrait encore changer de ligne de conduite &#187; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#171; Opportunit&#233; 3 : Mettre en place un r&#233;gime &#233;quilibr&#233; de protection de la PI pour favoriser la cr&#233;ation et la circulation des id&#233;es &#187; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#171; Mesures &#224; prendre. Le gouvernement allemand fait partie de ceux qui sugg&#232;rent une critique du prix &#224; payer pour les brevets logiciels dans l'Union europ&#233;enne. Cette position devrait &#234;tre soutenue, 1) en mettant en avant les preuves fournies par la recherche universitaire et 2) en &#233;coutant les pr&#233;occupations des PME. Les PME sont le principal r&#233;servoir d'une innovation qui sort des sentiers battus mais ce sont elles qui sont les plus compromises par la brevetabilit&#233; &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Opinion du Comit&#233; economique et social [ESC02]&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le CES est le principal organe consultatif de l'UE, son avis a &#233;t&#233; approuv&#233; par le vote en s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re du Parlement europ&#233;en lors de la premi&#232;re lecture.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ressort de l'&#233;tude du CES :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; que le texte de la Commission autorise les brevets sur les programmes ex&#233;cut&#233;s sur un ordinateur ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; que le texte de la Commission ne fait que codifier les pratiques juridiquement discutables de l'OEB ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; que le texte de la Commission n'emp&#234;che pas les brevets sur les m&#233;thodes d'affaires (ni sur toute autre m&#233;thode) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; que l'on peut &#233;mettre des doutes sur les intentions de la Commission qui parle de plusieurs choses hors de propos (comme le piratage) dans son introduction ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; qu'&#171; aucune analyse &#233;conomique effective ne d&#233;montre l'effet positif affirm&#233; des brevets portant sur les &#8220; inventions mises en &#339;uvre par ordinateur &#8221; pour les PME-PMI &#187; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; qu'&#171; il est difficilement plausible de laisser &#224; penser qu'il ne s'agirait que d'une sorte d'exp&#233;rimentation r&#233;versible pour les trois ans &#224; l'issue desquels une &#233;valuation serait men&#233;e &#187; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; que &#171; c'est donc l'avis d'une douzaine de grandes firmes de logiciels essentiellement non europ&#233;ennes, en faveur des brevets, qui a &#233;t&#233; retenu pour l'essentiel &#187;, sachant de plus que &#171; l'opinion contraire d'autres firmes importantes a aussi &#233;t&#233; ignor&#233;e, ainsi que certaines contre propositions en faveur d'un r&#233;gime sui generis ou d'un mod&#232;le d'utilit&#233; am&#233;nag&#233; &#187; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; que l'on peut se demander s'il convient &#171; aujourd'hui d'&#233;tendre les brevets, outils de l'&#232;re industrielle, &#224; des cr&#233;ations de l'esprit, immat&#233;rielles, comme les logiciels et au r&#233;sultat de leur ex&#233;cution par ordinateur &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Le dilemme num&#233;rique : Propri&#233;t&#233; intellectuelle &#224; l'&#226;ge de l'Information [NRC00]&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s un livre de la NSA (National Academy of Sciences, Conseil de la recherche nationale) des USA :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; l'octroi de brevets logiciels a commenc&#233; aux &#201;tats-Unis sans droit de regard des l&#233;gislateurs (tout comme en Europe) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; des doutes sont apparus sur la capacit&#233; de l'Office des brevets des &#201;tats-Unis &#224; s'occuper de d&#233;cisions relatives aux brevets logiciels ainsi que sur sa capacit&#233; &#224; avoir ou non la connaissance suffisante et les informations disponibles sur l'&#233;tat de l'art ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le march&#233; du logiciel est diff&#233;rent des industries traditionnelles : il n'existe que peu ou pas de march&#233; des &#171; composants &#187;, la plupart des gens &#233;crivent des programmes en partant de z&#233;ro, sans consuler la litt&#233;rature existante sur les brevets, avec par cons&#233;quent de grandes chances d'&#234;tre en infraction ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'innovation dans le d&#233;veloppement de logiciels se produit plus rapidement que dans les autres industries, les brevets sont souvent accord&#233;s apr&#232;s que la technologie est devenue obsol&#232;te ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les brevets logiciels pourrait entra&#238;ner l'industrie du logiciel &#224; cesser d'&#234;tre un havre de cr&#233;ativit&#233;, la confinant aux grosses entreprises qui concluent des accords de licences crois&#233;es.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;En faveur de l'Innovation : &#171; L'&#233;quilibre appropri&#233; entre concurrence, droit des brevets et politique &#187; [FTC03]&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La FTC (Federal Trade Commission, Commission f&#233;d&#233;rale du commerce) des &#201;tats-Unis a conduit des auditions pour &#233;valuer si le syst&#232;me de brevet favorise et/ou emp&#234;che la concurrence dans diff&#233;rents domaines. Ses conclusions ont &#233;t&#233; consign&#233;es dans un rapport portant le titre ci-dessus :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; toutes les industries ne sont pas identiques, dans le cas des industries de mat&#233;riel informatique et de logiciel, les brevets sont de plus en plus utilis&#233;s dans un but d&#233;fensif. Cela a pour r&#233;sultat des &#171; maquis de brevets &#187; : c'est &#224; dire un chevauchement et un enchev&#234;trement de droits de propri&#233;t&#233;s d&#233;tenus par diff&#233;rentes compagnies, n&#233;cessitant l'accord d'une licence pour chacun de ces brevets avant que le produit puisse &#234;tre commercialis&#233; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'industrie logicielle est caract&#233;ris&#233;e par une innovation cumulative, des besoins en capitaux faibles, des innovations cons&#233;quentes rapides ainsi qu'un cycle de vie des produits court, mais &#233;galement par des incitations alternatives &#224; l'innovation telles que le droit d'auteur et le logiciel libre. C'est tout &#224; fait diff&#233;rent de l'industrie mat&#233;rielle, des biotechnologies et de l'industrie pharmaceutique ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la concurrence est le moteur de l'innovation dans l'industrie logicielle ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les brevets logiciels peuvent entraver les innovations cons&#233;quentes et augmenter les co&#251;ts d'entr&#233;e sur le march&#233;. &#201;viter l'infraction devient co&#251;teux et incertain ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les brevets triviaux posent &#233;galement de gros probl&#232;mes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Discussion sur la l&#233;gislation au niveau europ&#233;en dans le domaine des brevets pour les logiciels [BAH02]&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude command&#233;e par la commission &#224; la justice (JURI) du Parlement europ&#233;en, r&#233;dig&#233;e par la Direction g&#233;n&#233;rale de la recherche de la Commission europ&#233;enne :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; on constate des probl&#232;mes d'ordre g&#233;n&#233;ral avec le syt&#232;me des brevets dans son ensemble ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le probl&#232;me des brevets triviaux ne peut &#234;tre r&#233;solu en am&#233;liorant l'examen ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les brevets logiciels ont d&#233;j&#224; pos&#233; beaucoup de probl&#232;mes aux USA (d'ordre &#233;conomique et administratif).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'exigence d'une &#171; contribution technique &#187; dans la proposition de la Commission est trop vague et peut facilement &#234;tre contourn&#233;e, voire ne pas avoir &#234;tre pertinente, selon l'aveu de la Commission elle-m&#234;me (en ce qu'elle ne peut pas emp&#234;cher toutes les m&#233;thodes d'affaires d'&#234;tre brevet&#233;es).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Commission consultative aux Affaires culturelles et &#224; la jeunesse au Parlement europ&#233;en [CULT03]&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#171; technique &#187; signifie &#171; application des forces naturelles pour le contr&#244;le d'effets physiques au del&#224; de la repr&#233;sentation num&#233;rique de l'information &#187; (Article 2) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le traitement de donn&#233;es n'appartient pas &#224; un domaine technique (Article 3).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Commission consultative &#224; l'Industrie et au commerce du Parlement europ&#233;en [ITRE03]&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; la publication ne peut en aucun cas &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une infraction (Article 5) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'interop&#233;rabilit&#233; ne peut en aucun cas constituer une violation de brevet (Article 6 bis).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;historique_de_la_directive&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Historique de la directive&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;La Convention sur le brevet europ&#233;en et l'Office europ&#233;en des brevets&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La Convention sur le brevet europ&#233;en (CBE) a &#233;t&#233; ratifi&#233;e lors d'une conf&#233;rence diplomatique intergouvernementale en 1973 et &#233;tait le r&#233;sultat d'une harmonisation du droit sur les brevets dans plusieurs pays d'Europe faisant ou non partie de l'Union europ&#233;enne. Cette CBE a &#233;t&#233; &#224; son tour incorpor&#233;e dans le droit des brevets des diff&#233;rents pays souscripteurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ind&#233;pendamment du fait de fixer les conditions de la brevetabilit&#233; (y compris la non-brevetabliit&#233; des programmes d'ordinateur, des m&#233;thodes math&#233;matiques, des r&#232;gles d'ex&#233;cution d'actes c&#233;r&#233;braux...), la CBE a &#233;galement assur&#233; les bases de l'Office Europ&#233;en des Brevets (OEB). Cette institution enti&#232;rement en dehors de l'Union Europ&#233;enne, est autosuffisante (elle se finance avec l'argent re&#231;u pour l'accord des brevets) et dirig&#233;e par les d&#233;l&#233;gu&#233;s des offices des brevets nationaux des pays souscripteurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
En tant que telle, une directive de l'UE n'affectera jamais directement l'OEB, mais elle affectera l'applicabilit&#233; des brevets qu'elle garantit. Parce qu'ils doivent &#234;tre appliqu&#233;s par les tribunaux nationaux sous l'&#233;gide des lois nationales, elles-m&#234;me li&#233;es aux directives d'europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Introduction progressive des brevets logiciels&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Comme d&#233;crit dans la section 1.2, d&#232;s 1985 les brevets logiciels ont commenc&#233; &#224; &#234;tre d&#233;livr&#233;s par l'OEB sous forme de revendication de proc&#233;d&#233;. Depuis 1998 les revendications de programme se sont aussi bien av&#233;r&#233;es acceptables.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;R&#233;&#233;criture de la Convention sur le brevet europ&#233;en&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En ao&#251;t 2000, une nouvelle conf&#233;rence diplomatique a &#233;t&#233; organis&#233;e dans le but de mettre fin &#224; l'exclusion du logiciel de la brevetabilit&#233; de la CBE. Cette tentative a cependant &#233;chou&#233;, en raison d'une r&#233;sistance publique inattendue.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Pr&#233;sentation de la directive&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En 2002, la Commission europ&#233;enne a alors sorti une proposition de &#171; directive sur la brevetabilit&#233; des inventions mises en oeuvreparordinateur &#187;. Son texte a enti&#232;rement normalis&#233; les pratiquesde l'OEB en mati&#232;re d'octroi des brevets logiciels, sauf qu'il n'a pas permis les revendications de programme. Cette directive est &#233;labor&#233;e sous la proc&#233;dure de co-d&#233;cision et a pour r&#233;f&#233;rence COD/2002/0047.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Opinions&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Comme cela a &#233;t&#233; montr&#233; dans les diverses &#233;tudes et avis sur la question, le Comit&#233; &#233;conomique et social europ&#233;en (CES) a litt&#233;ralement d&#233;moli la proposition de la Commission en septembre 2002. D&#233;but 2003, les comit&#233;s d'ITRE et de CULTE du Parlement europ&#233;en ont aussi modifi&#233; de mani&#232;re substentielle la proposition dans leur avis au Comit&#233; JURI, qui &#233;tait le garant de cette directive au Parlement europ&#233;en. JURI a cependant ignor&#233; la presque totalit&#233; de ces avis quand il a r&#233;dig&#233; sa version finale en juin 2003. Il a conserv&#233; la garantie d'interop&#233;rabilit&#233; mais a rejet&#233; tout le reste, et pour courronner le tout, a introduit les revendications de programme.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;La premi&#232;re lecture au Parlement europ&#233;en&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Lors de sa session pl&#233;ni&#232;re du 24 septembre 2003, le Parlement europ&#233;en a approuv&#233; les avis du CES, de CULT et d'ITRE. Les articles essentiels (2, 3, 5 et 6, r&#233;formul&#233;s en 2, 3, 7 et 6) ont &#233;t&#233; tous amend&#233;s de mani&#232;re coh&#233;rente dans ce sens.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Le Conseil et la Commission&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, c'&#233;tait au tour du Conseil des ministres de l'UE d'exprimer son avis. Le texte modifi&#233; leur a &#233;t&#233; envoy&#233;, avec une note de la Commission stipulant quels amendements leur semblaient acceptables&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='http://register.consilium.eu.int/pd...' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Seuls les amendements approuv&#233;s par JURI se sont plus ou moins av&#233;r&#233;s acceptables ; l'essentiel des r&#233;alisations du Parlement europ&#233;en ont &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;s &#171; inacceptables &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Le Groupe de travail du Conseil&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, le groupe de travail du Conseil sur la propri&#233;t&#233; intellectuelle (brevets) a commenc&#233; &#224; produire un texte soumis au vote du Conseil. Ce groupe de travail est principalement constitu&#233; des m&#234;mes d&#233;l&#233;gu&#233;s des offices de brevets nationaux qui dirigent l'OEB.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils ont &#233;crit le texte le plus extr&#234;me encore jamais vus jusqu'ici en faveur de la brevetabilit&#233; illimit&#233;e des logiciels, y compris une disposition pour accorder les revendications de programme. Il a de m&#234;me &#233;t&#233; bas&#233; sur la proposition JURI et non sur la version pl&#233;ni&#232;re, comme le montre le fait de noter la suppression de l'article 8(d)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir l'article 8(d) sur http://register.consilium.eu.int/pd...' id='nh2-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
. Le texte de JURI est le seul qui contienne un paragraphe num&#233;rot&#233; ainsi.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Le vote du Conseil le 18 mai 2004&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Naturellement, les ministres ne prennent pas toutes les d&#233;cisions tout seuls, ils sont conseill&#233;s par les personnes bien inform&#233;es de leur administration. Dans le cas de la directive sur les brevets logiciels, ces personnes &#233;taient g&#233;n&#233;ralement celles qui ont commenc&#233; &#224; mettre en pratique l'octroi des brevets logiciels &#224; l'OEB, qui devront travailler sur les r&#232;gles &#233;tablies par cette nouvelle directive, et qui ont &#233;crit le texte sur lequel les ministres ont d&#251; voter : une fois encore les administrateurs des offices des brevets nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, le Conseil a conclu &#171; un accord politique (informel) sur une position commune du Conseil &#187; bas&#233; sur le texte produit par leur groupe de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs irr&#233;gularit&#233;s se sont produites lors du vote du Conseil du 18 mai 2004&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Pour plus de d&#233;tails, voir http://swpat.ffii.org/xatra/cons040...' id='nh2-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Les tentatives de passage en &#171; point A &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;G&#233;n&#233;ralement, la transformation d'un accord politique en position commune est une simple formalit&#233;. Celle-ci a &#233;t&#233; initialement projet&#233;e au 24 septembre 2004, mais le d&#233;lai a &#233;t&#233; maintenant repouss&#233; en novembre 2004, puis d&#233;cembre 2004 et n'est toujours pas effective d&#233;but mars 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#232;gles de proc&#233;dure en vigueur dans les institutions europ&#233;nnes pr&#233;voient en effet qu'une position commune du Conseil peut &#234;tre prise en deux temps : il a tout d'abord discussion puis vote d'un accord &#8212; ce que l'on appelle un &#171; point B &#187; et c'est ce qui a eu lieu le 18 mai 2004 &#8212; puis dans un second temps, le dossier peut passer en &#171; point A &#187; pour une adoption formelle, sans vote et sans discussion lors d'une r&#233;union du Conseil, peut importe que le th&#232;me de la r&#233;union soit celui du dossier ou pas, les &#233;tats membres &#233;tant cens&#233;s s'&#234;tre d&#233;j&#224; mis d'accord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, concernant la directive sur les brevets logiciels, l'accord a &#233;t&#233; bouscul&#233; par plusieurs gouvernement et parlement nationaux : la Tweede Kamer n&#233;erlandaise, le Bundestag allemand, le s&#233;nat espagnol, les gouvernements polonais et danois... Ainsi la mise &#224; l'ordre du jour du texte en point A lors de deux Conseils sur l'agriculture et la p&#234;che a paru peu cavali&#232;re, m&#234;me si conforme aux r&#232;gles de proc&#233;dures. Et il a fallu que le ministre polonais de l'informatisation se d&#233;place &#224; ces r&#233;unions sur la p&#234;che et demande que le point soit report&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; cela, la Pologne a subit des pressions diplomatiques. On a argu&#233; de r&#232;gles implicites interdisant de revenir sur un accord. Alors que si deux &#233;tapes ont &#233;t&#233; pr&#233;vues, c'est justement afin de permettre &#224; tout &#233;tat membre de revenir sur sa position&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-6' class='spip_note' rel='appendix' title='Pour plus de d&#233;tails, voir les [explications du Dr. Karl-Friedrich Lenz, (...)' id='nh2-6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Le Parlement europ&#233;en demande un red&#233;marrage de la directive&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de l'ann&#233;e 2005, le Parlement europ&#233;en a offert &#224; tout le monde une chance de sortir du &#171; bourbier &#187; diplomatique dans lequel le Conseil s'&#233;tait enfonc&#233;. En raison des &#233;v&#233;nements s'&#233;tant d&#233;roul&#233;s depuis sa premi&#232;re lecture, et notamment le fait qu'il ait &#233;t&#233; renouvell&#233; apr&#232;s les &#233;lections europ&#233;ennes de juin 2004 avec, en outre, l'entr&#233;e d'eurod&#233;put&#233;s de 10 nouveaux pays, le Parlement europ&#233;en a demand&#233; un red&#233;marrage en premi&#232;re lecture de la proc&#233;dure l&#233;gislative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que ceci ait &#233;t&#233; vot&#233; avec une majorit&#233; &#233;crasante par la commission parlementaire aux affaires juridiques, confirm&#233; par la Conf&#233;rence des pr&#233;sidents et par un vote &#224; l'unanimit&#233; du Parlement tout en entier en s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re, la Commission a indiqu&#233; fin f&#233;vrier qu'elle refusait cette demande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, la directive devrait &#224; nouveau passer en point A au Conseil Comp&#233;titivit&#233; du 7 mars 2005. Mais les tensions entre les diff&#233;rentes institutions s'intensifient et, pour reprendre les termes de Michel Rocard, la moutarde commence &#224; monter au nez des eurod&#233;put&#233;s devant ces &#171; in&#233;l&#233;gances peu d&#233;mocratiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;references&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://old.ffii.fr/spip.php?id_rubrique=6&amp;#38;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; [BAH02] Reinier Bakels and P. Bernt Hugenholtz. The patentability of computer programmes - Discussion of European-level legislation in the field of patents for software. Study Commissioned by JURI, University of Amsterdam (IViR), avril 2002. &lt;a href=&#034;http://www.europarl.eu.int/hearings/20021107/juri/study%5Fen.pdf&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://www.europarl.eu.int/hearings...&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; [BEH03] James Bessen and Robert M. Hunt. An Empirical Look At Software Patents. Working paper, mars 2003. &lt;a href=&#034;http://www.researchoninnovation.org/online.htm#sw&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://www.researchoninnovation.org...&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; [CULT03] Commission CULT. Avis de la commission de la culture, de la jeunesse, de l'&#233;ducation, des m&#233;dias et des sports &#224; l'intention de la commission juridique et du march&#233; int&#233;rieur sur la proposition de directive du Parlement europ&#233;en et du Conseil concernant la brevetabilit&#233; des inventions mises en &#339;uvre par ordinateur (COM(2002) 92 - C5- 0082/2002 - 2002/0047(COD)). Avis, janvier 2003. &lt;a href=&#034;http://www.europarl.eu.int/meetdocs/committees/juri/20030324/487019fr.pdf&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://www.europarl.eu.int/meetdocs...&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; [DBR04] Jan Ho mann. L'innovation en Allemagne - Ouvertures. Rapport, Deutsche Bank Research, juin 2004. &lt;a href=&#034;http://www.dbresearch.com/PROD/DBR%5FINTERNET%5FEN-PROD/PROD0000000000175949.pdf&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://www.dbresearch.com/PROD/DBR%...&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; [ESC02] Daniel Retureau. Avis du Comit&#233; &#233;conomique et social sur la proposition de directive du Parlement europ&#233;en et du Conseil concernant la brevetabilit&#233; des inventions mises en &#339;uvre par ordinateur . Avis, le Comit&#233; &#233;conomique et social europ&#233;en, septembre 2002. &lt;a href=&#034;http://eescopinions.esc.eu.int/EESCopinionDocument.aspx?identifier=ces%5Cint%5Cint145%5Cces1031-2002%5Fac.doc&amp;language=FR&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://eescopinions.esc.eu.int/EESC...&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; [FTC03] To Promote innovation : The Proper Balance of Competition and Patent Law and Policy. Report, Federal Trade Commission, octobre 2003. &lt;a href=&#034;http://www.ftc.gov/os/ 2003/10/innovationrpt.pdf&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://www.ftc.gov/os/ 2003/10/inno...&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; [ITRE03] Commission ITRE. Avis de la commission de l'industrie, du commerce ext&#233;rieur, de la recherche et de l'energie &#224; l'intention de la commission juridique et du march&#233; int&#233;rieur sur la proposition de directive du Parlement europ&#233;en et du Conseil concernant la brevetabilit&#233; des inventions mises en &#339;uvre par ordinateur (COM(2002) 92 - C5-0082/2002 - 2002/0047(COD)). Avis, f&#233;vrier 2003. &lt;a href=&#034;http://www.europarl.eu.int/meetdocs/committees/juri/20030324/490455fr.pdf&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://www.europarl.eu.int/meetdocs...&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; [NRC00] National Research Council. The Digital Dilemma : Intellectual Property in the Information Age. National Academy Press, 2000. &lt;a href=&#034;http://books.nap.edu/html/digital% 5Fdilemma/&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://books.nap.edu/html/digital% ...&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.elis.ugent.be/~jmaebe/swpat/studies/studies_short_en.pdf" class="spip_out"&gt;Version anglaise originale de Jonas Maebe&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir note 1 en page 5 de &lt;a href=&#034;http://www.trilateral.net/projects/other_project/business_method/appendix6.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.trilateral.net/projects/other_project/business_method/appendix6.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir page 16 de &lt;a href=&#034;http://legal.european-patent-office.org/dg3/pdf/t030258ex1.pdf&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://legal.european-patent-office...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://register.consilium.eu.int/pdf/fr/03/st13/st13955.fr03.pdf&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://register.consilium.eu.int/pd...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-4' class='spip_note' title='Notes 2-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir l'article 8(d) sur &lt;a href=&#034;http://register.consilium.eu.int/pdf/fr/04/st09/st09713.fr04.pdf&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://register.consilium.eu.int/pd...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-5' class='spip_note' title='Notes 2-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pour plus de d&#233;tails, voir &lt;a href=&#034;http://swpat.ffii.org/xatra/cons0406/repr/&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://swpat.ffii.org/xatra/cons040...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-6' class='spip_note' title='Notes 2-6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pour plus de d&#233;tails, voir les [explications du D&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;r&lt;/sup&gt;. Karl-Friedrich Lenz, professeur de doit allemand et europ&#233;en &#224; l'universit&#233; Aoyama Gakuin University &#224; Tokyo, au Japon et membre du comit&#233; consultatif de la FFII :&lt;a href=&#034;http://k.lenz.name/LB/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;http://k.lenz.name/LB/&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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